Par DDK | 6 Aout 2018 | 1134 lecture(s)

Aïn El Hammam - Marché

Les figues de barbarie détaillées à 15 dinars l’unité

Les figues de barbarie sont encore rares au marché d’Aïn El Hammam où leur prix de vente pratiqué par un marchand occasionnel, est considéré exagéré par les amateurs de ce fruit exotique si délicieux. La vente au détail vous revient à «quinze dinars l’unité ou à cinq cents dinars (500 DA) la cagette», nous dit le jeune vendeur qui précise que «dans chaque cagette, il y a un peu plus de cinquante pièces. Il nous confie qu’il vient de «l’Hemmam N’Sidi Yahia, dans la wilaya de Bédjaïa». Quant au prix élevé de sa marchandise, il le justifie par l’éloignement. «Nous avons beaucoup de frais. Nous achetons les fruits chez de vieilles femmes qui en font la cueillette. Le lendemain, en compagnie d’autres vendeurs, nous louons collectivement un camion jusqu’à Michelet.» Certains de ses collègues descendent en cours de route avec leur cargaison qu’ils écoulent à Iferhounene, Thichekirt, Tazrouts et dans toutes les agglomérations qu’ils traversent. Le soir, au retour, ils achèteront encore le produit chez les mêmes personnes, pour l’acheminer le lendemain vers la même destination. «Beaucoup de gens de chez nous profitent de cette saison pour gagner un peu d’argent, avant que le fruit ne murisse partout», ajoute le jeune homme qui ne tardera pas à liquider sa marchandise, ce samedi jour de marché. Les nombreux clients qui ne peuvent se passer de ce fruit juteux ne se font pas prier pour en acheter par sachets de plusieurs dizaines d’unités. L’arrivée tardive de l’été s’est répercutée sur celle des fruits de saison cultivés en haute montagne. Ainsi les poires de cactus, comme on les désigne également, sont à peine visibles sur les raquettes des figuiers de barbarie qui bordent les champs à la périphérie des villages, alors qu’habituellement, en cette période, le fruit est disponible à profusion. Les moins gourmands seront servis dans une semaine ou deux semaines, quand les jeunes de Boubhir inonderont de nouveau le marché de caisses pleines de figues de barbarie qu’ils écoulent toujours à bon prix.

A. O. T.

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