Par DDK | 6 Aout 2018 | 1063 lecture(s)

Draâ El-Mizan

Le poulet et les œufs les plus chers

Si, pratiquement, tous les prix des fruits et légumes ont subi des baisses sensibles durant cet été, il n’en est pas de même pour les viandes blanches et les œufs. En effet, depuis la fin du mois de Ramadhan, le prix du poulet ne fait qu’augmenter. Il est vite passé de 250 à 350 dinars le kilo. «Les éleveurs ont peur de la chaleur, alors, ils ont nettement réduit leur élevage en poussins. La production a quasiment été écoulée durant le mois de Ramadhan, et à l’arrivée de la saison estivale, ils n’ont presque rien à mettre sur le marché, et c’est pourquoi le prix a flambé. Il faut aussi savoir que, particulièrement cette année, la consommation en viande blanche est énorme en raison des prix inabordables des viandes rouges résultant des conditions drastiques imposées par la maladie de la fièvre aphteuse», nous expliquera un revendeur de poulets qui se tient sur la RN 68 entre Draâ El-Mizan et Tizi-Gheniff. C’est dire que le poulet tend à ne plus être à la portée de tous, surtout en cette période de fêtes et autres occasions où il est trop demandé. «L’offre est nettement inférieure à la demande, et vous connaissez les conséquences», ajoute le même revendeur. Certains revendeurs ont fermé leurs échoppes depuis déjà plus d’un mois, en raison de cette pénurie. En outre, chez les bouchers, le poulet est fixé à 450 dinars le kilo voire. Par ailleurs, les œufs ont, eux aussi, flambé en l’espace d’une semaine. A la mi-juillet, le plateau est cédé à 200 dinars, en ce début du mois d’août, il grimpe à 320 dinars voire 360 dinars dans certains espaces commerciaux. Du côté des fruits, l’on a relevé que la banane a subi une hausse très sensible passant de 270 dinars à 400 dinars le kilo en un laps de temps. Le raisin, fruit de saison, est à deux cents dinars le kilo pour le cardinal, et à plus de 400 dinars pour les autres variétés. Pour cette saison, les vignerons annoncent que la production est en deçà de la moyenne, comparée à l’an dernier. «Les conditions climatiques particulières de cette années sont d’une retombée catastrophique sur la production. Elle a diminué de presque les deux tiers par rapport à l’été dernier. Le peu que nous récoltons a été sauvé in extrémis», nous déclarera un vigneron qui exposait quelques cagettes sur les abords de la RN68, à Boufhima.

Amar Ouramdane

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