Par DDK | 7 Aout 2018 | 1494 lecture(s)

Tadmaït

La mairie fermée

Une vingtaine d’habitants du chef-lieu communal de Tadmaït ont procédé, durant la journée d’avant-hier, à la fermeture de la mairie pour réclamer leur «part de logements». Une action de protestation que les manifestants veulent «illimitée», afin de «maintenir la pression sur les responsables». Une manière pour eux, donc, «d’attirer l’attention des autorités locales dans l’espoir d’une prise en charge effective de leurs revendications», ont-ils indiqué sur place. Ces citoyens ont ainsi cadenassé les deux grands portails de la mairie pour «exprimer leur colère», suite à leur exclusion du programme RHP (Résorption de l’habitant précaire). Selon les informations que nous avons pu recueillir, les contestataires ont introduit des demandes de logements depuis plusieurs années, dans l’espoir d’un relogement qui tarde à se concrétiser, malgré la «précarité» dans laquelle ils vivotent. «J’ai personnellement interpelé plusieurs présidents qui se sont succédé à la tête de l’APC pour m’attribuer un logement, mais sans résultat. Pourtant, les conditions dans lesquelles je vis avec mes enfants sont lamentables, il y va de ma santé et celle de ma famille», regrette Saïd, l’un des protestataires. Pour rappel, ces mêmes citoyens avaient fermé le siège de l’APC la semaine dernière pour mettre en avant la même doléance. Si les contestataires définissent ce moyen de faire comme étant «l’ultime recourt» pour faire aboutir leur requête, les administrés, eux, ne cachent pas leur exaspération et leur colère, notamment les nouveaux bacheliers, dans l’urgence de se faire établir des documents de l’état civil pour les besoins d’inscription à l’université.

Rachid Aissiou

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