Par DDK | 8 Aout 2018 | 951 lecture(s)

MAÂTKAS - Développement local

Des acquis et des insatisfactions

Elle est l’une des communes les plus peuplées de la wilaya de Tizi-Ouzou, avec ses quelque 40 000 habitants répartis à travers une cinquantaine de villages.

Son assemblée communale compte 19 élus. Elle est également chef-lieu de daïra dont fait partie la commune voisine de Souk el Ténine. La commune montagneuse de Maatkas (500 à 700 mètres d’altitude), sise à 21 kilomètres du Chef-lieu de wilaya, constitue une sorte de banlieue pour la ville des Genêts où la plupart de la population active exerce. Cependant, en terme de développement local, il reste énormément d’efforts à fournir, même s’il y a eu beaucoup d’acquis au niveau des infrastructures publiques. De prime abord, ce sont les secteurs de l’hydraulique et des travaux publics qui laissent sérieusement à désirer dans cette contrée où les ressources en eau, sont pourtant naturellement disponibles mais très mal exploitées. Ainsi, les pénuries d’eau sont légion dans la plupart des villages, y compris en saison hivernale. Il faut souligner, qu’exceptés les villages du secteur de Berkouka, qui disposent de leur propre chaîne d’adduction, tous les autres villages sont alimentés depuis la vieille station de pompage de Tassadort qui trouve toutes les peines du monde à alimenter, à la fois Maâtkas, Béni Douala, Béni Zmenzer, Betrouna, une partie de Tizi-Ouzou, Oued Fali… Pourtant, la nappe Phréatique de l’oued Bougdoura est implantée à quelques encablures des villages. Heureusement qu’un méga projet d’une nouvelle chaine, depuis précisément cette nappe, est programmé par la SRE pour débuter sous peu. L’autre secteur qui en pâtit également, est celui des travaux publics. Le réseau routier de la commune est obsolète à commencer par les CW 147 et 128 qui demeurent toujours dans un piteux état, notamment, le premier cité, qui, par son étroitesse est décrié, par les usagers qui se comptent par milliers. Même topo pour les chemins vicinaux qui ne sont pas mieux lotis. La commune ne peut faire face à ce genre de chantiers de par ses insignifiants PCD. Pour les inscriptions, on croit savoir que seul le chemin reliant le chef-lieu à El Bir est pris en charge par la DTP, en plus des deux petites bretelles du chef-lieu (Iazithen haut et Cem Ounar). Pour ce qui est du logement social, c’est incontestablement le dispositif d’aide à l’habitat rural qui reste la formule «vedette» dès lors qu’elle reste la plus sollicitée, en raison d’absence d’assiettes foncières susceptibles de contenir des programmes de logements sociaux. Mais les quotas alloués pour la commune restent très insuffisants eu égard à la forte demande qui frôle les 1200 dossiers qui attendent satisfaction. En outre, s’agissant d’autres secteurs, on note l’arrivée de la fibre optique dans la commune, l’érection du centre payeur de Sonelgaz en une agence à part entière, l’inscription d’une unité de la protection civile pour la daïra, l’extension du siège de la commune et bien d’autres acquis qui viendront améliorer le cadre de vie des citoyens.

A. Idir

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