Par DDK | 8 Aout 2018 | 1184 lecture(s)

Aïn El Hammam

Hommage à Madjid Ouarab

Lundi dernier, le village d’Aourir Ath Amer Oussaid, une localité à quatre kilomètres à l’ouest d’Aïn El Hammam, a rendu un hommage appuyé à un de ses enfants, disparu il y a une quarantaine d’années. Organisée par l’association «Echo Aourir», une marche avait drainé la plupart des femmes et des hommes qui se sont rendus, vers dix-huit heures, dans une émouvante procession, au cimetière du village pour déposer une gerbe de fleurs au carré de la famille du défunt. Même si plusieurs générations les séparent du martyr, les jeunes d’Aourir connaissent dans le détail la courte vie de Madjid qu’on dit «un militant acharné de la promotion de Tamazight», à une époque où briser ce tabou a couté la vie à de nombreux jeunes de sa génération. Des souvenirs de jeunes «morts accidentellement» ou disparus sans laisser de trace sont légion dans l’histoire de la Kabylie. Madjid fait partie de ceux là. Les villageois disent qu’«il clama avec fierté, au prix de sa vie, sa passion de tamazight...» Né 16 mars 1955, l’enfant d’Aourir aurait eu aujourd’hui 63 ans. Notons que «Echo Aourir», l’association locale pour la défense de l’environnement, s’est distinguée, dans de nombreuses manifestations, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du village, au niveau de la commune. Le 28 Avril dernier, elle avait organisé un hommage à Nadia Aït Ouslimane, la fille du village, martyre du printemps noir. La manifestation avait, ce jour là, drainé également de nombreux citoyens.

A. O. T.

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