Par DDK | 13 Aout 2018 | 1102 lecture(s)

AÏN EL HAMMAM - Fête du tapis, rituel d’Azrou N’Thour…

Ambiance et animation à Aït Yahia

Le village d’Aït Hichem, dans la commune d’Aït Yahia, vit, ces derniers jours, au rythme d’une activité intense.

L’unique rue de Sebt, le chef-lieu, est constamment embouteillée par des véhicules qui viennent de différentes régions de Kabylie et d’ailleurs pour se rendre sur le site de la Fête du tapis alors que d’autres en reviennent. Le voyageur non averti, qui traverserait la commune, comprendrait qu’un événement inhabituel a lieu dans la région. L’école primaire du village où se déroulent les festivités ne désemplit pas. Des hommes, des femmes, des enfants, venus de loin seuls ou en famille, rencontrent les habitants du village dans une ambiance de fête où les cris des enfants se mêlent à la musique, non stop, distillée par des baffles installées dans la cour de cet établissement scolaire. Les citoyens qui s’y rendent par centaine, pour faire le tour des stands d’exposition, peuvent également profiter du programme culturel proposé par les organisateurs. Les soirées sont, en effet, animées par des galas artistiques avec de jeunes chanteurs locaux et parfois «Ourar el khalat» comme au bon vieux temps. Il faut dire que les organisateurs ne roulent pas sur l’or, comme on dit, pour se permettre des grands noms de la chanson. Qu’à cela ne tienne, la fête continue grâce aux femmes tisseuses et aux bénévoles qui se sont mobilisés plus pour l’honneur de la région et la sauvegarde du tapis que pour le gain. De jeunes adolescents, des jeunes filles et surtout des femmes âgées, veillent aux côtés de quelques hommes quinquagénaires sur le déroulement des festivités. Vendredi, malgré les nombreuses fêtes de mariage auxquelles assistent les habitants de la région, les organisateurs ont enregistré plus d’un millier de visiteurs. Une affluence considérée comme très acceptable vu que durant la même journée se déroulait également Asensi d’Azrou N’Thour. Avant-hier, samedi, deux conférences ont été animées et qui ont attiré plus d’une centaine de personnes chacune. Ainsi, à 14 heures, le professeur Ahmed Tessa, pédagogue et auteur de «L’impossible éradication de l’enseignement du français en Algérie», a rencontré un public assez nombreux, lors d’une conférence-débat qu’il a tenue à l’école du village sur le thème de «L’école et la sauvegarde du patrimoine». Le public reviendra, le même jour à 17 heures, pour assister à la seconde conférence de la journée, donnée par Malika Nemar, une psychologue native de la région de Michelet, sous le thème de «Le dialogue au cœur du vivre ensemble». Une soirée musicale prendra, par la suite, le relai pour égayer les visiteurs du soir alors que la veille, le public avait assisté à une représentation théâtrale.

A. O. T.

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