Par DDK | 15 Aout 2018 | 1066 lecture(s)

Ouaguenoun

Imbroglio dans les transports

Les transporteurs de la commune d’Ouaguenoun desservant la ligne reliant le chef-lieu Tikobaïne à Timizart Loghbar sont en colère contre ceux de Boudjima. Depuis deux jours, les premiers cités ont considérablement ralenti le rythme des navettes pour exprimer leur mécontentement. Sur place, hier, au niveau du lieu dit Tabburt N Tikobaïne, les transporteurs se sont dits lésés par les transporteurs venant de la commune de Boudjima. En cause, ces derniers desservant la ligne Boudjima Tizi-Ouzou via Ouaguenoun observent des arrêts à l’intérieur du périmètre de la station d’Ouaguenoun. Les représentants des transporteurs d’Ouaguenoun accusent donc ceux de Boudjima de leur «voler» les voyageurs. Pour exiger l’arrêt de cette pratique, ces derniers ont carrément procédé à la fermeture de la route obligeant les transporteurs de Boudjima à contourner la ligne pour aller à Tizi-Ouzou via la commune de Makouda. Ce que les transporteurs de Boudjima n’ont pas accepté, considérant que c’est du droit du voyageur de choisir le transport qu’il veut, et avancent qu’ils ne font pas monter de force ces voyageurs. Un voyageur pressé, disent-ils, ne doit être obligé de «moisir» dans un bus à Tikobaïne pour attendre que celui-ci se remplisse. De leur coté, les transporteurs d’Ouaguenoun considèrent que c’est là, une concurrence déloyale. Du coté des voyageurs, les avis sont partagés. Beaucoup considèrent que toute cette anarchie est due à la mauvaise organisation des lignes qui n’a pas respecté les besoins des populations. Ils disent que ceux qui ont pensé ce plan de transport n’ont pas pris en considération les contraintes horaires et les règles à observer par les transporteurs. Certains voyageurs trouvent juste et justifiée la colère des transporteurs, d’autres qualifient ce comportement d’égoïsme et de dictature qui prend en otage le voyageur. Mais beaucoup n’acceptent pas ces attentes et considèrent qu’un bus devrait avoir un horaire pour démarrer et non attendre indéfiniment qu’il se remplisse, expliquant que les voyageurs pressés ont bien le droit de prendre le transport qui les fasse parvenir à temps à leur lieu de travail. Enfin, notons que les lignes de transport, desservant les communes vers le chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, ont connu quelques relatives améliorations, sans pour autant régler définitivement le problème. Des gares intermédiaires ont pu baisser la circulation en ville et organiser le transport sur sa périphérie, mais les points de départ dans les communes et les villages n’ont pas été concernés par ce plan. Là est l’origine de toute l’anarchie, jusqu’à présent.
Akli N.

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