Par DDK | 18 Aout 2018 | 759 lecture(s)

Marché des fruits et légumes

La pomme de terre s’intalle haut

Contrairement aux autres légumes dont les prix fluctuent d’une semaine à l’autre, la pomme de terre semble «imperturbable». Hormis le tubercule, sorti tout droit du frigo, vendu tout de même à 55 dinars, la pomme de terre de qualité ne cède pas un centime de ses 65 dinars qu’elle affiche depuis déjà plusieurs semaines. Malgré tout, les marchands d’Aïn El Hammam l’écoulent par camions entiers à des clients qui en demandent par sacs de cinq ou dix kilos. Rares sont ceux qui achètent en petites quantités cet aliment de base. «Que donner d’autre aux enfants ?», se justifient ceux que les prix ne rebutent pas. Les fêtes de mariage où l’on utilise beaucoup ce légume et le nombre important de vacanciers qui submergent les villages en été, sont une des causes qui font grimper les prix des fruits et légumes, pourtant, peu chers avant l’été. Même au niveau de l’aire du marché où le consommateur est censé trouver une certaine clémence, les prix ne diffèrent pas de ceux pratiqués en ville. «Ils se liguent contre nous», disent les clients. Hormis les légumes invendus, «fatigués» d’avoir fait tous les marchés de la région, et que les vendeurs arrivent tant bien que mal à brader, les autres produits se vendent au prix fort. Le poivron, entre 80 et 100 dinars, parfois plus, la tomate qui reprend de la hauteur et dépasse les 80 dinars, trop chers pour des légumes de saison. La carotte, demandée pour tous les repas n’est pas descendue des 70 dinars durant tout l’été. L’haricot vert, à 100 dinars pendant quelques jours a vite repris de la hauteur, pour frôler les 200 dinars. Il les dépassera certainement dans quelques jours pendant et après les jours de l’Aïd. Côté fruits, ce n’est pas la joie non plus. Même si certains considèrent abordable le prix du kilo de pastèque, ils ne débourseront pas moins de 250 dinars le fruit entier qui pèse au bas mot une dizaine de kilo. Les grosses pèches et autres nectarines dépassent les 200 dinars, laissant le «tout venant» à 150 dinars, aux petites bourses. Le raisin est, quant à lui toujours à deux 200 dinars. Par expérience, le citoyen s’attende au pire, car à l’approche de toute fête, il sait que c’est sa «fête». Personne ne s’étonne plus de voir ces pratiques de vols qualifiés, pas même les autorités censées protéger le consommateur et réguler les prix.

A. O. T.

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