Par DDK | 18 Aout 2018 | 751 lecture(s)

Draâ Ben Khedda

Saignée et embouteillages...

Comme à l'accoutumée, à la veille de chaque fête religieuse, les prix ne cessent de grimper. Ainsi, à moins d’une semaine de l'Aïd El Adha, les commerçants et autres marchands occasionnels, n'attendant visiblement que ces jours, semblent s’être passé le mot pour saigner les bourses modestes. Un tour au centre commercial de fruits et légumes de Draâ Ben Khedda vous fixe et vous laisse pantois devant les prix ahurissants. La pomme de terre à 70 DA, la tomate passe de 50 à 70 DA. L'haricot vert vous donne des sueurs froides, passant de 80 à 200 DA, pour ne citer que ces exemples. Les marchands de vêtement savent profiter de cette occasion où les enfants s'accrochant à un article parviennent souvent à forcer la main aux parents. Des espaces sont réservés ou squattés pour la vente des moutons. Le simple travailleur n'ose même pas s'y aventurer car les prix, dépassant tout entendement, s’apparentent plus au vol qu’à une pratique commerciale. Un «mouton-chat» de quelques kilos, est à pas moins de 35 000 DA. Les prix vont au-delà des 70 000 DA. Vous parlez de fête religieuse ! On se demande vraiment si c’est bien le mouton qui est le sacrifié ! Tout au long du boulevard colonel Amirouche, des deux cotés de la chaussée, des véhicules se succèdent en stationnement. Une aubaine pour les jeunes «packingueurs» qui sévissent toujours se moquant des soit disant interdictions hypocritement brandies par les autorités. La circulation est à pas de tortues et le flux des véhicules provoque d'énormes embouteillages bloquant quasiment la cité.

M A Tadjer

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