Par DDK | 20 Aout 2018 | 930 lecture(s)

Aït Yahia Moussa

De nouvelles habitations électrifiées à Tafoughalt

Finalement, pas moins de quinze habitations ont bénéficié, dernièrement, du courant électrique dans une zone sise au lieu-dit Tazrout. Cela rentre dans le cadre des opérations inscrites au profit de cette APC en matière de programme de rattrapage en électrification rurale. «Notre village a été électrifié en 1986. Malheureusement, les responsables de l'époque n'avaient pas pensé à nous qui habitons dans un hameau en retrait du village. Pourtant, nous dépendons administrativement de l'APC d'Ait Yahia Moussa. Toutes nos démarches ont été vaines. En 1994, on nous a accordé une opération de raccordement au réseau. Cependant, un propriétaire terrien s'était opposé à l'implantation du transformateur électrique sur ses terres. Le projet fut alors abandonné engendrant une perte de plusieurs millions de dinars à la Sonelgaz», nous confie un habitant de Tazrout. Depuis, de nombreuses autres habitations ont été réalisées dans la même zone, dans le cadre de l'habitat rural. En 2010, une nouvelle opération a été inscrite au profit de ce hameau. «Il a fallu engager d'autres démarches, parce que le projet était bloqué, notamment après les restrictions budgétaires de ces dernières années. Finalement, il a été concrétisé au profit de toutes les habitations de Tazrout. Il y a même eu son expansion à d'autres habitations nouvellement construites», nous répondra M. Rabah Hamitouche, en sa qualité de maire. Dans le même ordre d'idées, il nous apprendra que des centaines d'autres habitations sont dépourvues du courant électrique. «Le programme accordé à notre APC ne suffit pas pour couvrir ce manque. Plus de mille habitations attendent toujours leur raccordement. C'est pour vous dire que beaucoup d'argent devra être dégagé pour satisfaire tout le monde. Ce sont des habitations sises en dehors des agglomérations. Des fiches techniques ont été déposées à cet effet. Nous attendons toujours», poursuivra notre interlocuteur. Celui-ci nous apprendra, par ailleurs, que ces habitations ont été raccordées au réseau d'AEP. «Ces citoyens puisaient de l'eau des puits se trouvant dans ce périmètre. Parfois, l'eau est même douteuse, d'autant que ces puits se trouvent aux abords de la rivière où sont déversées des quantités énormes d'eaux usées. Dernièrement, nous avons trouvé la solution», dira-t-il encore. Une opération de raccordement de ces habitations au réseau d'eau potable transférée au village Tala Maâmar à partir de Draâ El-Mizan (l'eau du barrage Koudiet Acerdoune) a été réalisée par l'APC. «C'était le seul moyen pour satisfaire la demande de nos concitoyens», conclura le maire. Concernant le gaz naturel, ce hameau n'a pas été oublié, «Avant que les topographes n'aient quitté les lieux, nous nous sommes rapprochés des responsables de l'APC pour nous enquérir de la situation», nous dira un habitant de Tazrout. D'autres citoyens du village Tafoughalt souhaitent construire dans cette zone sise à quelques centaines de mètres de la RN 25. A noter que ces zones éparses situées aux frontières des deux communes (Draâ El-Mizan et Ait Yahia Moussa), étaient délaissées à telle enseigne que d'aucuns ne savaient même pas à quelle commune elles appartenaient, de Draâ El-Mizan ou d’Ait Yahia Moussa?
A. O.

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