Par DDK | 25 Aout 2018 | 999 lecture(s)

Travaux non réglementés, routes «balafrées»…

Qui pour arrêter le massacre ?

à travers l’ensemble du territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou, des entreprises publiques ou privées et parfois de simples citoyens entreprennent des travaux en amont ou en aval de la route sans le moindre souci de préserver ce bien qui appartient à tous.

Une fois les travaux de terrassement entamés, il en résulte parfois des glissements réduisant la largeur de la chaussée à plus de la moitié et parfois provoquant la fermeture même du tronçon routier au grand dam des usagers. Les exemples ne manquent pas. Citons-en la fermeture de la route nationale N°30 à Ouadhias l’année passée pendant plusieurs mois. La cause est bien simple, un particulier effectuant des travaux de terrassement en aval de la route a été à l’origine d’un énorme glissement qui a tout bonnement coupé la route pendant des mois. La circulation était des plus lentes au niveau de la ville des Ouadhias. Les usagers sont orientés vers des raccourcis étroits au milieu de la ville. L’anarchie engendrée ne peut être décrite en quelques lignes. Le comble, même après la réouverture de la route, la remise en l’état n’a, à ce jour, pas suivi et les usagers sont toujours malmenés. Au niveau de la même Route(RN30), cette fois entre Boghni et Mechtras, les dernières intempéries ont été à l’origine d’un glissement qui a réduit la route de moitié. La circulation est devenue à sens unique. Sur les lieux, aucune plaque signalétique, juste des pierres posées en guise de signe de la réduction de la chaussée. Un autre affaissement toujours sur la RN 30, causé par des travaux de terrassement, cette fois à l’entrée de la commune de Draa El Mizan, où la chaussée s’est tellement affaissée que la circulation ne se fait que dans un sens. Le constat est pareil sur le chemin de wilaya 100 reliant Tizi-Ouzou à Béni Douala, juste à la sortie de la gare de béni douala, à proximité de la salle des fêtes Saib, un glissement engendré par des travaux de terrassement en aval est venu à bout de la chaussée. Même topo, juste des pierres avertissant l’automobiliste. Une fois sur les lieux, il faut attendre son tour car la circulation est aussi devenue à sens unique. Les exemples ne manquent pas malheureusement, et la question qui mérite d’être posée est de savoir jusqu’à quand continuera-t-on à agir de la sorte, à causer des dégâts au réseau routier en toute impunité ? Que font les bureaux d’étude ? Que font les services de l’urbanisme et les services techniques des APC ? Et que fait la DTP dans ces cas là ? Il est juste et urgent d’exiger des particuliers, des entreprises publiques ou privées de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter de provoquer des désagréments au citoyen allant jusqu’aux coupures des routes, au risque s’exposer à des poursuites et dédommagements !

Hocine T.

0