Par DDK | 1 Septembre 2018 | 771 lecture(s)

Aïn El Hammam

C’est déjà la rentrée

Plus que quelques jours et les potaches rejoindront les bancs de l’école qu’ils ont désertée depuis trois longs mois. Les vacanciers rentrent, cela est perceptible à l’affluence au niveau de la ville d’Aïn El Hammam. Les énormes embouteillages enregistrés il y a seulement quelques jours ont fondu comme neige au soleil. Même les journées considérées habituellement comme surchargées en circulation, enregistrent une baisse sensible. S’il est toujours difficile de trouver une place de stationnement, le flux des véhicules n’est pas retardé pour autant, on arrive à traverser la ville sans encombre. Mardi dernier, l’aire du marché, où il faut, d’habitude, se frayer un passage à coup de coudes, était clairsemée. On pouvait aisément circuler dans les allées qui séparent les étals. Nos concitoyens habitant les autres villes et surtout les émigrés, sont déjà repartis pour ne pas rater le retour à l’école de leur progéniture. Les vendeurs de fournitures scolaires ont pris place aux entrées du marché et au niveau de la rue colonel Amirouche pour proposer des stylos, de la pate à modeler et autres, mais pas de cahiers encore. Les clients ne se font pas nombreux aussi. Les parents savent que les élèves seront probablement dotés de cartables pleins dès les premiers jours d’école. De ce fait, ils n’achèteront que ce qu’il leur manquera. Comme partout ailleurs, la rentrée scolaire de septembre prochain focalise déjà l’attention des parents, des élèves et des enseignants. On parle partout du retour que certains ont déjà commencé à préparer depuis plusieurs jours. Cependant, il n y a pas foule dans les magasins de vêtements où, pour le moment, les vendeurs ne connaissent pas une grande affluence. «Les gens n’ont rien à donner. Ils viennent de passer l’Aïd, et les dépenses des fêtes des proches et amis ont déjà mis à mal leur porte-monnaie. Beaucoup doivent s’endetter pour faire face aux achats des fournitures scolaires», nous confie un marchand de vêtements qui tient boutique sur la rue principale. Les marchands ambulants occasionnels sont déjà installés. Des baraques attendent d’éventuels clients, mais pour le moment, on ne se presse pas à faire des folies. Beaucoup d’enfants, porteront leurs habits de l’Aïd qui sont encore tout neufs. Ce qui est confirmé par la discussion de deux dames qui demandent le prix d’un survêtement «pour le sport», précise-t-elle. «Pour le reste, ils (ses enfants) en ont. Ils n’ont porté les vêtements de l’Aïd que le jour de la fête». Quelles que soient les économies qu’ils auront faites, les parents se saigneront même avec le minimum d’achats qu’ils ne manqueront pas d’effectuer, dès que leurs enfants leur présenteront les listes des fournitures scolaires obligatoires que ne manqueront pas de leur demander leurs maîtres. A.O.T.

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