Par DDK | 4 Septembre 2018 | 843 lecture(s)

Draâ El-Mizan

Les labours-semailles lancés

A peine la saison des moissons-battages eut-elle été clôturée que la prochaine campagne des labours-semailles est déjà entamée dans certains champs. En effet, comme l'automne approche à grands pas, les céréaliculteurs profitent de ces dernières semaines de la saison estivale pour labourer leurs champs. «Il ne faut pas attendre l'arrivée des pluies automnales. Si nos champs sont gorgés d'eau, les tracteurs-chenilles ne pourront pas avancer. C'est pourquoi nous devons retourner la terre avant», nous répondra un céréaliculteur. Pour la saison prochaine, sur tout le territoire de cette la daïra dont la vocation céréalière est incontestable eu égard aux quelques 60 000 quintaux récoltés la saison écoulée, pas moins de 2 500 hectares sont à emblaver dès le premier octobre prochain avec le lancement officiel de la campagne des labours-semailles. Les moteurs des tracteurs ronronnent même de nuit afin d'éviter les pics de chaleur de ce mois de septembre qui s'annonce encore chaud. «Nous devons louer ce matériel chez d'autres agriculteurs. Les tracteurs-chenilles manquent beaucoup», soulignera le même interlocuteur. A rappeler que grâce aux facilités accordées par les pouvoirs publics aux fellahs, la superficie emblavée augmente d'année en année. «Le ministre de l'Agriculture et de la pêche a même réitéré l'engagement de l'État à aider cette filière agricole», nous dira un agent communal de vulgarisation agricole. En tout cas, ces agriculteurs sont soutenus durant toute l'année, quand on sait que des regroupements réguliers sont organisés par la subdivision agricole à leur intention, pour les orienter et les guider afin d’obtenir un meilleur rendement. Par ailleurs, d’autres dispositifs sont à leur disposition, comme la mutualité agricole, la banque agricole de développement rural, l'ANSEJ, l'ANGEM et bien d'autres services. M. Abdelkader Bouazgui a estimé que la récolte de quelques 60 millions de quintaux de cette année, à travers le territoire national, est un record, et que tous les moyens seront mis à la disposition des céréaliculteurs. A Draâ El-Mizan, les rendements obtenus ont été qualifiés d'excellents dans certains champs, avec des pics allant jusqu'à quarante quintaux à l'hectare. En définitive, le développement agricole dans cette région peut compter sur cette filière, qui réussit beaucoup quand l'itinéraire agricole, depuis les labours-semailles jusqu'aux moissons-battages, est bien suivi. Et on ne voit que rarement des champs en jachère.

Amar Ouramdane

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