Par DDK | 4 Septembre 2018 | 942 lecture(s)

L’antenne de l’ADE handicapée par le manque de moyens et d’agents

Les fuites d'eau innombrables

Depuis, que l’eau du barrage Koudiet Acerdoune (Bouira) est transférée vers toute la région, notamment en ville, il n'y a plus de manque, cependant, une grande partie de ce liquide précieux, se jette dans les rues. En effet, on a compté pas moins de six énormes fuites. L’une d’elles est localisée à quelques mètres de la bibliothèque communale, enregistrée depuis déjà des mois, est un exemple en matière de perte. «Des réservoirs entiers pourront être remplis à partir de cette fuite qui jette son eau dans l'avaloir sans compter les dégâts causés au bitume», peste un passant. Et ajoute: «Combien de fois, avons-nous vu des automobilistes se disputer la partie la plus praticable de cette route?».Effectivement, cet interlocuteur a bel et bien raison, des quantités énormes coulent dans cet endroit, sans qu'aucun service ne daigne lever le petit doigt. Au lotissement Mohamed Belaouche, une autre fuite laisse couler des centaines de mètres cubes par mois. «Le réseau de tout le quartier est défectueux. Pourtant, il n'y a pas longtemps, qu'il a été restauré en PEHD, mais c'est un travail bâclé. Le nombre de fuites qu'on signale chaque jour au service de l'ADE confirme ce que je dis. D'ailleurs, à cause d'une seule fuite, un tronçon entier a été entièrement décapé, au point où on ne voit plus le bitume. Et j'ai beaucoup d'exemples à vous donner», nous dit un membre du comité Tadukli. Il est vrai qu'en ville, le réseau date de l'ère coloniale, mais les autres quartiers souffrent également de ce problème, malgrés que leurs réseaux ne sont pas aussi vieux. «En ville, il faudra refaire tout le réseau. En 2018, les conduites sont toujours en fonte .Elles sont toutes rouillées, et avec la pression de l'eau, de ces dernières années, elles éclatent partout», nous explique un ex élu à l'APC. Selon une autre source de la mairie, de nombreuses fiches techniques sont déposées sur les bureaux des services concernés, en vain. Du côté de l'ADE, le problème se poserait aussi bien pour les moyens humains que matériels. «L'ADE de Draâ El-Mizan prend en charge six communes, impossible de parvenir à réparer les fuites signalées ici et là, avec les moyens matériels et humains dont elle dispose. N'oubliez pas que pour réparer une seule fuite, il faudra mobiliser une case et au moins trois à quatre ouvriers. C’est La vétusté des réseaux qui est à l'origine de toutes ces fuites», nous confie une source proche de ce service.

A. O.

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