Par DDK | 5 Septembre 2018 | 601 lecture(s)

Tizi-Gheniff

La crèche communale attend sa réfection

Réceptionnée depuis près de cinq ans, la crèche municipale sise à proximité du stade de la commune de Tizi-Gheniff est laissée à l’abandon. Pourtant, cette structure devait être d'un grand apport aussi bien pour l'APC que pour les citoyens, notamment les femmes travailleuses qui n'ont pas où placer leurs enfants n’ayant pas encore atteint l’âge pour la scolarisation. La crèche en question a été construite sur un rez-de-chaussée et un étage. S'il est vrai qu'au lendemain de sa réception, tout était propre et intact, quelques années plus tard, elle a été entièrement dégradée à telle enseigne que même les éviers de la cuisine ont été démolis, en sus des portes défoncées et des vitres brisées. A un moment donné, elle servait même de lieu de rencontre de noctambules, qui s'adonnent à la consommation d’alcool et de drogue. Avec l'installation de l’APC en décembre dernier, une décision a été prise au sujet de cette bâtisse. Elle a été sécurisée en plaçant des barreaux aussi bien au niveau de sa porte d'entrée que des fenêtres. «Nous avons pris cette initiative afin d'éviter que les habitués n’y pénètrent encore. Cela fait mal au cœur de laisser un tel édifice dans un tel état», confiera un membre de l'exécutif communal. Et de poursuivre: «Nous avons aussi décidé de lui allouer une enveloppe pour la restaurer. Les démarches sont en cours. Les travaux ne tarderont pas à être lancés». Lors d’une virée sur les lieux, des riverains constatent amèrement : «A chaque fois que nous avons signalé les tapages nocturnes à l'ancienne équipe de l'APC, la réponse était la même: nous n'avons pas de concierges pour assurer son gardiennage. Combien de fois avons-nous chassé tous ceux qui viennent la souiller? Mais, personne, personne ne nous a soutenus. En tout cas, nous apprécions le geste de la nouvelle APC qui l'a sécurisée. Maintenant, on ne voit plus ces laissés-pour-compte roder dans les parages», dira l'un d'eux. Et à un autre d'ajouter: «Pourtant, la commune gagerait à la mettre en service. Si elle avait été mise en concession, APC et citoyens trouveraient leurs comptes». A noter que de nombreuses structures, éparpillées ici et là dans les villages, se trouvent dans la même situation, à l’exemple du foyer de jeunes sis à proximité du mémorial Ali Mellah, inoccupé depuis sa mise en service. Donc, s'il est vrai que l'APC doit réaliser des structures pareilles, il est impératif que les mesures d'accompagnement suivent, notamment l’affectation de personnels qualifiés. «On nous exige par exemple de construire une crèche ou une bibliothèque communale. Mais, une fois achevées, on ne sait plus comment les gérer quand on sait que les communes n'ont pas de personnels formés pour ce genre de services», notera un autre élu de l'exécutif, soulignant que l'APC de Tizi-Gheniff n’est pas la seule à affronter une telle situation, c’est le cas de toutes les APC de la wilaya.

Amar Ouramdane

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