Par DDK | 6 Septembre 2018 | 835 lecture(s)

Draâ El-Mizan - Ecole Amar Benallel

Les parents d'élèves boycottent la rentrée

Les parents de Tazrout centre, sur les hauteurs de la ville, baptisée Chahid Amar Benallel, ont mis à exécution leur décision en empêchant leurs enfants de faire leur rentrée.

Hier matin, ils se sont rassemblés devant cet établissement pour réitérer aux autorités leurs revendications qui ne datent pas d'aujourd'hui. "Au moment où l'on parle de l'hygiène dans les écoles afin d'éviter la propagation de l'épidémie de choléra, dans notre établissement avec des photos à l'appui montrent les citernes d'eau non nettoyées ni encore moins javellisées depuis plus de dix ans. Comment l'épidémie ne va-t-elle pas se propager?", nous interrogera un parent. Un autre dira: "Nos enfants ne sont pas en sécurité. Le tronçon de route devant l'école a été bitumé dernièrement. Pourquoi n'ont-ils pas pensé à implanter des ralentisseurs? Va-t-on attendre que des enfants meurent devant l'école pour agir? C'est du laxisme pur et simple". D'autres évoquent les mauvaises conditions dans lesquelles sont préparés les repas. " La cantine n'est pas raccordée au réseau de gaz naturel. Les fourneaux fonctionnent toujours avec du propane. Pourtant, le gaz naturel est arrivé dans l'établissemen. Pratiquement, toutes ses vitres ont volé en éclat", soulignera un troisième intervenant. Pour nos interlocuteurs, toutes ces revendications étaient déposées sur le bureau de l'ancien exécutif de l'APC. " Je peux résumer cette situation d’abandon total. Pourtant, elle est toujours classée en tête en terme de résultats de fin d'année", expliquera un autre protestataire. Par ailleurs, ils n'oublient pas de signaler que la moindre des choses à faire est d'installer un panneau indiquant l'existence d'une école dans les parages. En ville, nous avons remarqué que tous les passages piétons devant les écoles étaient peints alors qu'en zone rurale rien ne se fait pour sécuriser les enfants. " Est-ce le retour au deuxième collège pour reprendre le terme colonial?", nous interrogera un dernier intervenant. En tout cas, la rentrée scolaire de cette année n'est pas comme les autres notamment depuis la déclaration de l'épidémie de choléra quand on sait que l'hygiène laisse à désirer dans les établissements scolaires où certains sanitaires ne sont pas fonctionnels et dans la plupart du temps dépourvus d'eau courante d'une part, et d'autre part, où les ustensiles de cuisine ne sont pas remplacés depuis des lustres .

Amar Ouramdane

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