Par DDK | 6 Septembre 2018 | 1051 lecture(s)

Ouaguenoun

L’école de Taouinine rouvre ses portes

Les enfants du village Taouinine, dans la commune d’Ouaguenoun, ne sont désormais plus obligé de prendre un chemin qui monte sur plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école. L’école du village est rouverte après deux décennies de fermeture. Hier, les chérubins ont été très heureux de retrouver leur petite école, située juste à coté du village. Il ne faut plus que dix minutes au maximum pour aller de la maison la plus lointaine à l’établissement primaire. Il y a des années, les enfants comme leurs parents souffraient le martyr, surtout l’hiver, pour rejoindre l’école située au village Amalou. Qu’il pleuve ou qu’il vente, les enfants doivent braver la montée chaque matin. Les plus petits qui rentraient pour la première fois, souffraient encore d’avantage, au point où le taux de déperdition scolaire durant le primaire a connu une hausse inquiétante. Aujourd’hui donc, l’école primaire de Taouinine, reçoit des enfants après une fermeture causée justement par le manque de ces derniers. Le village n’avait plus assez d’élèves pour ouvrir au moins une classe. Suite à cela, la décision de sa fermeture a été prise au niveau de la mairie et de la direction de l’éducation. Le pauvre établissement situé loin du chef-lieu communal tombera dans l’oubli total. Les villageois regardaient, impuissants, la bâtisse tomber dans la désuétude et la clochardisation. Elle sera vite récupérée par des mains malsaines. En effet, abandonnée et oublié des autorités locales, l’école a d’abord fait office de taverne. Les classes sont devenues des bars et les couloirs servaient de toilettes. Des années passèrent et les amas de bouteilles de boissons alcoolisées s’entassaient sur les lieux. Des années plus tard, elle sera récupérée par d’autres citoyens qui vont s’en servir pour différentes formes d’élevage. De poulailler à une étable, l’école poursuit sa descente aux enfers. Pendant ce temps, les enfants continuent de suer pour atteindre l’école primaire d’Amalou. Les parents ont beau introduits des demandes de réouverture mais sans écho. La raison invoquée est l’absence d’un nombre minimum d’enfants pour ouvrir une classe. Il aura fallu donc attendre deux décennies pour que l’établissement rouvre. La décision a été prise, l’année passée, mais il a fallu d’abord que la bâtisse subisse des travaux de restauration profonds. Il fallait refaire la toiture, repeindre les murs, refaire toute la boiserie enlevée et subtilisée par des personnes indélicates. Même la cour a du être nivelée une seconde fois et couverte de ciment. Enfin, aujourd’hui, l’école ouvre dans un état flambant neuf et les villageois ne comptent pas la laisser fermer une autre fois. A présent, on sait ce qu’est d’être privé d’une école dans le village.

Akli. N.

0