Par DDK | 12 Septembre 2018 | 666 lecture(s)

Aïn El Hammam - Restauration scolaire

Des agents en formation

Par manque de qualification de leurs personels, les repas servis dans les cantines scolaires ont souvent été décriés par les enseignants et les élèves. La plupart des agents, recrutés dans la cadre du filet social, découvrent en effet le métier le jour de leur recrutement.

Malgré leur bonne volonté, ils n’ont jamais fait l’unanimité. Pour remédier à cette situation, l’APC d’Ain El Hammam a crû bon d’envoyer 54 agents déjà en poste, dans le cadre du DAIS (Dispositif d’activité d’insertion sociale), subir une formation. «A la fin de contrat dans le cadre du dispositif DAIS, les employés concernés ont participé à ce stage pour avoir une chance d’être régularisés dans leurs postes respectifs», nous dit-on. La formation de ces agents dont des cuisiniers, des gestionnaires de cantines, des serveurs et autres agents d’entretien, a été prise en charge par le centre de formation professionnelle d’Iferhounen, alors que les gestionnaires de cantines, au nombre de 23, ont subi la formation au NSFP (ex-centre de formation administrative) de Tizi-Ouzou. A l’issue de la formation d’une durée de quinze jours, les membres du personnel des cantines bénéficieront d’une attestation de stage. Le personnel administratif, les enseignants ainsi que les élèves ne manqueront pas de remarquer une nette évolution dès l’ouverture des cantines, qui seront donc prises en charge par ce staff plus qualifié qui arrive avec des idées toutes nouvelles. Par ailleurs, l’APC d’Aïn El Hammam se prépare à envoyer en formation une nouvelle vague d’employés, recrutés également dans le cadre DAIS. Notons que la formation des agents des cantines a été décidée dans le cadre de la convention signée entre le ministre de la Formation professionnelle et celui de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire. Il faut souligner que, les élèves de plusieurs écoles n’auront pas encore de cantine, pour cause de retard au niveau des chantiers de construction. En attendant, la mairie met des bus à la disposition de ces écoles pour le déplacement des élèves de Sidi Ali Ouyahia vers la cantine d’Aït Mellal, et vers Ouaghzen pour ceux de Tamdjout. Les enfants scolarisés au centre-ville, quant à eux, n’ont d’autre choix que d’attendre la fin du chantier de leur réfectoire. Mais il faut reconnaître que cette situation provisoire ne durera pas indéfiniment. On ne pourra pas déplacer les enfants tous les jours à midi. Une panne de bus ou le blocage de la route par le verglas ou la neige, obligera les directeurs à renvoyer les enfants plutôt que de les garder à l’école le ventre creux, comme il sera imprudent de les laisser partir se restaurer en ville. C’est dire que l’accélération des travaux, avant l’arrivée de l’hiver, est indispensable.

A. O. T.

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