Par DDK | 13 Septembre 2018 | 614 lecture(s)

Larbâa Nath Irathen

Les parents au rythme de la rentrée scolaire

Ces derniers jours, le chef-lieu de Larbâa Nath Irathen, s’est vu transformé en un vaste marché à ciel ouvert, où chacun tente de trouver son compte. On y trouve les marchands de vêtements et de fournitures scolaires auxquels se mêlent des marchands de figues fraiches et de figues de barbarie pour leur disputer les clients en ces temps de vaches maigres. En effet, depuis la rentrée scolaire on s’empresse au niveau du chef-lieu pour avoir les meilleures places et se donner plus de chances d’écouler sa marchandise. «Cette année, Le critère de meilleure place ne suffit plus pour vendre, dira un vendeur d’affaires scolaires, on est au deuxième jour de la rentrée, et les fameuses listes n’arrivent toujours pas, seules quelques bricoles se vendent, sans plus.» Et d’ajouter «cela m’inquiète beaucoup, car nous avons un grand stock, et une grosse facture à payer, si d’ici une semaine nous n’arrivons pas à écouler cette marchandise c’est la catastrophe.» Et de conclure, «les temps sont de plus en plus durs, et le pouvoir d’achat prend un sacré coup. Les familles vivent au rythme des dépenses excessives, entre autre, le mois de carême, l’Aïd, les fêtes de mariages, l’autre Aïd et la rentrée des classes qui n’exige pas que les dépenses des fournitures scolaires. Beaucoup de parents doivent attendre la fin du mois ou s’endetter pour compléter les achats de leurs enfants», estime-t-il. Un quadragénaire dira : «A mon avis, il y a d’autres raisons qui expliquent le manque de clients cette année. D’une part, l’afflux des vendeurs occasionnels qui s’installent ici et là au niveau du chef-lieu, d’autre part, on a offert à la plupart des élèves un cartable au niveau des écoles. Bien que le contenu ne couvre pas toute la demande, il suffit pour démarrer l’année scolaire.» En effet, bien que l’aide de l’État reste insuffisante, elle tombe à point nommé et permet à beaucoup de parents de respirer du fait que leurs enfants ne leur mettront pas dans l’immédiat la pression.

Youcef Ziad

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