Par DDK | 11 Octobre 2018 | 1110 lecture(s)

Tizi-Gheniff

La ville envahie par la boue

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région lundi dans la soirée ont complètement bloqué de nombreux accès aussi bien dans les villages qu'au centre-ville. C'est sans doute, la rue principale qui a été la plus touchée. En effet, des gravats et de la boue charriés par les eaux pluviales ont envahi la pompe à essence. Fort heureusement, les citoyens se sont mobilisés pour nettoyer les artères principales. «Des quantités d'eau inattendues sont tombées en un laps de temps trop court. Devant l'ampleur des torrents, les citoyens équipés de tous les moyens ont pu avec l'aide des autorités locales, des pompiers et des agents de la police, dégager les eaux et éviter que cela produise des inondations. Nous avons convergé nos efforts du côté du lycée polyvalent où l'eau arrivait de partout», nous dira un membre du comité du quartier du lotissement 5 juillet où les résidents ont fortement participé aux actions de nettoyage. «Le maire et deux de ses adjoints, en l’occurrence M. Makhlouf Chikh et Arezki Ouali ont veillé avec les volontaires jusqu'à minuit. Vraiment, nous tenons à les remercier parce qu'ils ont organisé les secours comme il se doit», ajoutera un autre participant à cette mobilisation. A noter que certaines cités étaient entièrement inondées. On citera la cité des 100 logements où les aménagements et les accès font défaut. «C'était un véritable déluge. Des cordes d'eau sont arrivées en quelque temps. Nous avions peur mais grâce à la participation de tous les habitants de la cité, nous avons pu ouvrir des canaux pour que l'eau n'atteigne pas les sous-sols et les vides sanitaires. D'ailleurs, nous tenons à interpeller tous les responsables concernés pour jeter un regard sur notre cité», nous dira un habitant de l'un des immeubles de la cité qui nous fera visiter encore les traces de ces violents orages. Certes, les agents de l'ONA et ceux de la voirie avaient déjà nettoyé les avaloirs, cependant, la quantité d'eau tombée, charriant sur son passage des gravats et des détritus de tout genre, ont vite obstrué tous les canaux d'évacuation des eaux. A souligner encore une fois que certaines entreprises qui ne respectent pas le cahier des charges laissent traîner des quantités de matériaux non utilisés sur les trottoirs et parfois même sur la chaussée. Celles-ci doivent être pénalisées afin de respecter leurs clauses. Cela est à l'origine de tous les désagréments qui surviennent notamment durant les premières pluies automnales. En tout cas, les résidents des cités d'habitats précaires ont passé une soirée apocalyptique quand on connait l'état de leurs habitations datant pour certaines de l'époque coloniale. A ce sujet, il est attendu de reloger toutes ces familles d'autant plus que les projets de logements sont achevés depuis belle lurette. «Nous interpellons les responsables locaux à propos de notre relogement», nous répondra un résident de la cité sise au lieu-dit les Eucalyptus.

A. O.

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