Par DDK | 11 Octobre 2018 | 844 lecture(s)

Aïn El Hammam

Des ruches pleines distribuées

Lundi dernier, la sous direction des forêts de Larbaa Nath Irathen a procédé à la distribution de ruches pleines au profit des apiculteurs de la daïra d’Aïn El Hammam, à raison de dix-huit bénéficiaires pour chacune des trois communes, Ath Bouyoucef, Aït Yahia et la commune mère Aïn El Hammam. Cinquante quatre (54) personnes ont été appelées à réceptionner leurs ruchers dont la distribution s’est effectuée vers vingt deux heures, au niveau du parc communal de l’APC d’Ath Bouyoucef. Chaque éleveur d’abeilles a bénéficié d’un rucher comprenant cinq unités en guise de dotation. Même de nuit, des fonctionnaires de la sous direction des forêts ont tenu à être présents pour veiller au bon déroulement de l’opération, et à l’occasion, prêter main forte au fournisseur lors de la remise des ruches malgré une pluie torrentielle qui s’est abattue sur Ath Bouyoucef cette soirée là. Les apiculteurs dont certains approchent les abeilles pour la première fois, ont également reçu un petit matériel de base, tels des gants, une vareuse, un lève cadre qui leur permettront de commencer l’élevage des abeilles. Les anciens auraient aimé être dotés d’extracteurs de miel dont ils relèvent l’importance pour un apiculteur. Cet outil disent-ils, leur permet un gain de temps et la préservation des cadres lors de la récolte de miel. Les premiers apiculteurs qui ont visité leurs ruches se disent satisfaits du produit qui leur a été livré du fait qu’ils ont découvert trois cadres et même quatre dans certaines boîtes. Ils relèvent cependant qu’un rucher de cinq boites leur semble insuffisant. Un apiculteur notera que son champ se situe à cinq kilomètres du village et que «j’aimerais me déplacer pour contrôler et nourrir une vingtaine de ruches plutôt que cinq. Lorsque j’y vais c’est pour presque la journée entière.» «Mais pour 15000 dinars de contribution par bénéficiaire, on ne pouvait pas espérer mieux», disent ceux qui en sont satisfaits. Il faut, cependant noter la question de «la survie des ruches dont la période de livraison ne serait pas propice», comme l’affirment certains qui auraient aimé les recevoir au printemps ou au début de l’été. Il était par ailleurs, difficile aux attributaires d’acheminer leurs ruches vers les champs accidentés et par un temps pluvieux. Il fallait, nous dit-on, les installer de nuit pour permettre aux abeilles de se mettre au travail dès le lever du jour.

A. O. T.

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