Par A.O.T. | 26 Juillet 2010 | 6092 lecture(s)

Aïn El Hammam : La Maison de jeunes d’Aourir fonctionnelle

Pour marquer le début des activités de leur foyer de jeunes, les habitants d’Aourir Ath Menguellet, un village de la commune d’Aïn El Hammam, n’ont pas lésiné sur les moyens, pour faire entrer cette journée du Dimanche 25 Juillet, dans l’histoire locale. Jamais, de mémoire des anciens, une fête aussi grandiose, réunissant les enfants du village, n’avait eu lieu dans la région.
Pour que l’événement soit réussi, les membres de l’association sociale avaient déjà commencé les préparatifs plusieurs jours auparavant. Faisant partie des festivités, un tournoi de football dont la finale s’est déroulée samedi dernier, est dédié à la mémoire de Moumouh Aït Ouchegou et de Améziane Hadj Hamou, deux jeunes, ravis à la fleur de l’âge. Le père du premier avait donné le coup d’envoi de la finale alors que le frère du second a ravi la vedette aux officiels, en coupant le ruban symbolique de l’inauguration du foyer de jeunes.
On ne pouvait, par la suite, faire l’impasse sur la visite au cimetière. Beaucoup de citoyens avaient pris part, faut-il le souligner, au dépôt des gerbes de fleurs, sur les tombes des disparus. Rabah, le président du comité était au four et au moulin. Il devait coordonner les nombreuses activités, prévues pour cette journée de fête à laquelle participaient tous les villageois.
Une quinzaine de femmes s’affairaient aux fourneaux, dès les premières heures de la journée, pour préparer le dîner que les gens d’Aourir allaient partager avec leurs invités, venus des agglomérations voisines alors que les hommes s’attelaient à l’organisation. Pour les besoins du repas, l’association a reçu des dons en argent et en nature. Rabah nous informe que les cinq moutons et le bœuf, égorgés la veille, étaient des dons des bienfaiteurs du village. Un geste apprécié par la communauté et qui honore leurs auteurs. A l’instar de "thimechret", l’inauguration de cette structure culturelle a rappelé de nombreux "établis à l’étranger" (ighrivan) du village, qui avaient saisi l’occasion de se ressourcer et de retrouver les leurs dans une ambiance festive comme ils n’en ont pas vu, depuis longtemps.
Après le dîner, les villageois ont eu droit à une soirée récréative, avec un sympathique gala artistique, animé par une dizaine de chanteurs. Quant à la structure, en elle-même, composée d’une salle informatique, une bibliothèque et un bureau, elle est, de l’avis de tous, d’une superficie en deçà des besoins de la jeunesse d’Aourir qui, pour le moment, ne fait tout de même pas, la fine bouche, puisque l’espoir d’une extension future, en surélévation, demeure d’actualité.
"Pourvu que les autorités nous prêtent une oreille attentive", note un membre du comité.

A.O.T.

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