Par Rachid Yahou | 22 Mai 2011 | 3449 lecture(s)

Azazga Ils portent désormais les noms de deux chahids de la région

Baptisation du siège d’Algérie Poste et de la cité ADL

Azazga a connu vendredi dernier, deux événements importants. L’Entreprise Algérie poste et la cité ADL, toutes deux implantées à Tizi Bouchène dans la banlieue ouest de la ville d’Azazga ont été baptisées aux noms de deux Chahid. Algérie poste a été baptisée au nom du Chahid Cherifi Ali. Etudiant, il répondra à l’appel du F.L.N enjoignant les élites de l’époque de rejoindre le maquis révolutionnaire. C’est ainsi qu’il sera nommé aspirant sanitaire de la zone 3 de la wilaya 3. Né en 1938, il tombera au champ d’honneur en 1958, à l’âge de 20 ans.
A quelques mètres de cette Entreprise, les autorités locales venues en grand nombre et de divers coins de la wilaya procèderont à la nomination de la cité ADL, qui portera désormais le nom d’un autre Chahid de la région, Kaci Chacouch Mohand Ben Omar tombé au champ d’honneur dans la région de Larbaa-Nath-Irathène, connue à l’époque sous l’appellation de «secteur lah ‘ irahmou». Né le 27 février 1930, il prendra le maquis en 1955 à l’âge de 25 ans. Sergent-chef et commissaire politique du secteur autonome de la ville d’Azazga, il sera assassiné en 1959 par les forces colonialistes françaises. A la fin des deux cérémonies qui ont vu la présence des autorités locales et les membres de la famille révolutionnaire, un diner sera offert aux présents au lycée Sahoui Aldjiya de Tizi Bouchène. Une conférence sera animée ensuite. C’est ainsi que les animateurs de cette conférence ont tous été unanimes pour condamner les propos scandaleux de ahmed ben bella qui avait sévèrement critiqué Hocine Ait-Ahmed, le regretté Mohamed Boudiaf ainsi que Abane Ramdane. Un ancien chef de la daïra d’Azazga, Mr Ouali Aït Ahmed, qualifiera l’ancien président de sénile. Les représentants de l’ONM se démarqueront eux aussi des insultes proférées à l’encontre des membres de la révolution.
A la fin du débat, un des frères du Chahid Cherifi Ali, M. Mohand Arezki, donnera son impression : «Cette journée a été une réussite totale. La famille est satisfaite». Un ancien condamné à mort, le célèbre Si Mohand Saïd Chekini est intervenu lui aussi et a donné son avis : «Je suis très content de retrouver des amis et des frères de combat. Ce grand monde pour un vendredi dénote le sérieux dont ont fait preuve les organisateurs. Même les jeunes qui n’étaient pas nés à cette époque ont tenu à marquer cet événement, contrairement à certains qui aimeraient l’enterrer. L’espoir existe chez cette jeunesse qui refuse tout diktat. Je voudrai ajouter enfin que je n’ai pas connu les moudjahidine d’après 1956 puisque j’ai été arrêté le 5 décembre de la même année», témoignera-t-il. En 1956, rappelle-t-on, Si Mohand Saïd Chekini commettra un attentat en plein centre ville d’Azazga. Cette action se soldera par la mort d’un gendarme et de deux colons. Lors de sa fuite, il rencontra B. Amar qui lui offrit un burnous afin d’échapper au flair des chiens qui le poursuivaient. Il finira par être trahi et arrêté. Condamné à mort par les autorités françaises le 19 Mars 1958, il sera libéré le 05 Mai 1962 à la faveur des accords du cessez le feu du 19 Mars 1962.

Rachid Yahou

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