Point d'ordre

Le poulet se prend pour ce qu’il n’est pas

DDK 12-09-2018 1272

Par S. Ait Hamouda
Tu vois que le poulet ne vole pas et pourtant son prix, quelquefois, prend son envol, au grand désarroi du consommateur. Celui-ci cherche par tous les moyens à s’assurer une alimentation, le moins que l’on puisse dire, abordable et bonne pour la santé. Mais là, il se pose un problème «aviculturellement» compliqué. D’abord par le prix, qui prend des proportions astronomiques, ensuite par rapport à la santé de la population. L’on apprend par exemple que la nourriture du poulet est faite de pilules anti-grossesse pour l’amener à avoir meilleure apparence, question poids et tenue. Nonobstant son coût et teneur en vitamines, il n’est pas conseillé de manger le poulet de chair, dans les deux cas. Il est, assurément, dérisoire de consommer ce volatile, parce qu’il est mal nourri et en plus de cela pour son prix qui grimpe ! Grimpe ! Au firmament sans le mériter, lui qui ne vole pas, mais qui se donne cette prétention démesurée. Et pourtant, il vole ses acheteurs. Qu’on le veuille ou non la poule ou le coq, pas de ferme, celui-là est hors de portée des bourses moyennes, mais de chair, qui se donne des airs de perdrix. Résolument, il se prend, monétairement parlant, pour ce qu’il n’est pas et ne sera jamais, sauf qu’en la demeure, il peut se prendre pour ce qu’il veut, un perdreau ou un faisan, à la chair gouteuse, bonne et succulente, il ne le sera jamais. Mais là où le bât blesse, c’est quand cet oiseau se pare des meilleures apparences, pour paraitre ce qu’il n’est pas. La paraitre chez ces oiseaux est leur seconde nature, car l’être, chez eux est superfétatoire. Nonobstant, les aviculteurs lui donnent un coup de main en le dopant, jusqu’à ne plus pouvoir, pour tout simplement gagner de l’argent. On peut à loisir se demander : pourquoi ? Les seules réponses qui viennent à l’esprit du mortel, ce sont des arguments inopportuns qu’on trouve au hasard de la consistance de notre porte-monnaie. On mange du poulet en pensant avoir dans notre assiette le nec le plus ultra des plats. Ensuite on pourra deviser à l’envi sur l’aviculture. S. A. H.

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