UNIVERSITÉ DE TIZI-OUZOU - L’exécutif de l’APW sur les chantiers et les facultés

«Les œuvres universitaires, le maillon faible»

DDK 19-09-2018 1301

«Les œuvres universitaires, le maillon faible»

Une délégation de l’APW de Tizi-Ouzou, à sa tête le président Aouchiche, était hier sur les chantiers des cités universitaires pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux, comme ils ont inspecté les résidences et les facultés.

Le constat fut «regrettable» pour le président de l’APW, Youcef Aouchiche, qui a dénoncé l’état «délabré» de la majorité de cités visitées, estimant que les étudiants méritaient «une meilleure prise en charge».

À ce propos, il a pointé du doigt les œuvres universitaires, les qualifiant de «maillon faible de l’université». «Le secteur des œuvres universitaires est le maillon faible de l’université, alors qu’il bénéficie de l’apport le plus important sur le plan financier. Il faudrait que l’argent alloué à la prise en charge des étudiants ne serve qu’à cette fin et rien d’autre. Il est temps que les interférences cessent dans le secteur des œuvres universitaires !», a-t-il souligné.

L’élu précisera que cette institution dans la wilaya de Tizi-Ouzou a bénéficié d’une enveloppe de 40 millions pour la réhabilitation des différentes infrastructures relevant de l’enseignement supérieur. Faisant allusion à un probable détournement de fonds, sans pour autant le dire explicitement, l’élu a insisté sur la nécessité d’utiliser l’argent que met l’État pour la prise en charge des étudiants à cet effet. Cela relève aussi de la préservation du caractère social de l’État, commente-t-il.

«La délégation de l’assemblée élue a pris connaissance de différentes préoccupations des étudiants, exposées par leurs représentants. Les problèmes se rapportant notamment au transport, à la restauration, à l’accueil, à l’hygiène, aux chiens errants, à l’insécurité, etc. sont revenus à chaque escale à travers toutes les cités visitées.

Au nom de l’Assemblée, Youcef Aouchiche a interpellé les autorités sécuritaires et le pouvoir exécutif à prendre en charge dans les meilleurs délais les doléances soulevéss, exigeant dans ce sens «un engagement effectif de la part des autorités pour mettre un terme à cette situation». «Les étudiants sont hébergés dans des cités qui ne sont pas clôturées. Il n’y a pas un minimum de conditions de sécurité. Il faut mettre un terme à ça», a-t-il constaté.

L’APW s’est engagée «à suivre de près le volet sécurité, sachant que des manques se sont posés à Tamda, à Bastos ainsi qu’à Boukhalfa et Hasnaoua. Les filles résidentes «subissent beaucoup de provocation et de problèmes de la part d’extras», s’insurge-t-on.

Concernant justement ce dernier point, le président de l’Assemblée élue, dénonce : «Il a des extras universitaires qui ont tendance à vouloir imposer leurs lois au sein de l’université, et ça, c’est inacceptable ! Nous allons, en tant qu’APW, éradiquer ce fléau qui gangrène l’université». Ne mâchant pas ses mots, il a plaidé pour «la restitution de l’université à ses enfants : «Il est temps que la prise en otage de l’université mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou cesse ! Il est temps de restituer l’université à ses étudiants et aux enseignants ! Beaucoup de parties prennent en otage l’université, il est temps que cette prise en otage cesse !», insiste-t-il.

Et d’ajouter : «Même le recteur, lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire, a fait allusion à une minorité qui agit pour freiner l’élan de développement de l’université. Personne, quel que soit son statut, n’a le droit de prendre en otage l’UMMTO, elle appartient à toute la population de la wilaya».

Dans le même cadre, l’APW s’est engagée à accompagner l’université «pour la faire sortir de cette situation afin qu’elle retrouve sa vocation initiale, qui est un lieu de savoir, de promotion intellectuelle et scientifique, d’engagement et d’accompagnement de toutes les luttes justes(…)».

Notons, que lors de l’inspection du chantier des 2 700 places pédagogiques à Tamda, le représentant de la direction de l’équipement de la wilaya s’est engagé à livrer le projet au mois d’octobre, de même pour celui des résidences de deux fois 1 500 lits.

Kamela Haddoum.

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