APC de Chemini

Ouverture d’une salle d’aérobic et fitness

DDK 09-09-2018 1018

Ouverture d’une salle d’aérobic et fitness

Dans le souci d’être à l’écoute de la gent féminine, le premier magistrat de la commune de Chemini vient de mettre à la disposition de celle-ci une salle de sport au niveau du complexe sportif de proximité (CSP).

Le complexe est implanté au lieudit Ighil n Yikllan, sur les hauteurs de la commune éponyme. Ainsi, par le biais d’affiches placardées aux quatre coins du chef-lieu communal, ainsi que dans les villages, les femmes désirant s’inscrire au cours d’aérobic et fitness sont appelées à se rapprocher du bureau de l’adjoint-maire, Mlle Khesrani, de surcroît, championne en athlétisme pour de plus amples informations. Chaque jour, à l'instar des mâles, notamment dans les grandes villes comme Bgayet, elles sont de plus en plus nombreuses à étrenner un survêtement et des baskets assorties, un sac à dos en bandoulière, et prennent le chemin d'une salle de sport, déterminées. Elles, ce sont des femmes de toutes conditions, mais qui se trouvent intrinsèquement liées par une passion, l'Aérobic. Parmi les adeptes de cette nouvelle discipline, il y a des lycéennes, des femmes fonctionnaires et aussi des mères de famille. Dans un regain d’hygiène, les citoyens sont très soucieux et surtout exigeants envers leur santé. Ce qui est évident! Et l'ouverture des salles de sport se veut aussi un soulagement aux médecins qui trouvent où orienter leurs patients. «Oui, nous avons des cas où les médecins nous confient des malades atteints d'arthrose, et autres diabétiques que nous prenons en charge», nous confie un responsable d’une salle de sport à Bougie-ville. «Elles viennent pour des séances de rééducation, et d'autres pour la réduction de poids, car elles trouvent dans la salle une sorte d'auxiliaire hospitalier», dixit notre interlocuteur. De même, si bien qu'elle est entourée d'un silence assourdissant, la dictature de la minceur agit entre fatalité et résignation. Et les jeunes filles célibataires sont les plus touchées. Elles sont reconnaissables à leurs obsessions à scotcher leur regard aux glaces latérales et surveillant leur ligne comme du lait sur le feu, les doigts tâtant incessamment les bourrelets superflus, nous dit-on.Samira fait partie de ces femmes qu'on dit rondes. Le regard enjoué et les pommettes irriguées de sang, elle tient à nous assurer que le sport l'a énormément aidé dans sa vie de couple. Avec un culot rare, elle avoue : «Avant le mariage, j'étais à 90 kilogrammes et après un mois d'effort, j'ai perdu sept kilos. C'est pas mal ! Aujourd'hui, je continue à perdre des graisses… Je me suis marié et mon mari ne regarde plus les femmes dans la rue comme avant». Danse, sport, forme, santé… Voilà une autre écuelle si transparente et qui reflète nos mœurs enfouies, comme si la souplesse de nos esprits est manifestement liée à la ligne de nos consœurs, avec ou sans maquillage. Aussi, depuis que les hommes ne cachent plus leur angoisse à la vue de leur bedaine proéminente ou d'un dos voûté, ils se retrouvent désormais dans la même nasse que les femmes, à la recherche éperdue d'une même voie : le bonheur ! En sommes, l’engouement pour le sport gagne aussi les villages reculés de la vallée de la Soummam comme à Chemini, Sidi-aich... Les femmes rurales ne sont pas indifférentes à la loi de la balance, cherchant vaille que vaille à affiner leurs silhouettes et redonner vie à leurs corps, gagnés par la cellulite.

Bachir Djaider

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