Par A.T | 13 Aout 2012 | 1254 lecture(s)

Tifra Les feux de forêt continuent à faire des ravages

Ils risquent de venir à bout de la faune et de la flore!

Des milliers d’hectares, entre maquis et forêts, ruchers et arbres fruitiers, notamment des oliviers et des chênes liège, sont partis en fumée ces deux derniers jours dans la commune de Tifra. Les habitants des différentes localités de cette municipalité étaient impuissants face à l’ampleur du désastre. Des chacals, des singes « magots », des sangliers et des renards figurent aussi dans le macabre bilan de ces feux de forêt qui n’ont épargné ni la faune ni la flore, ni encore l’homme. Un citoyen de Tifra nous dira à ce sujet, pour résumer la situation : « c’est un coup dur qui est porté à cette nature pourtant généreuse, mais malheureusement déjà mise à mal, depuis longtemps, par les incessantes agressions de l’homme, à la tronçonneuse, qui ont modifié et mis en péril sa richesse». Il est à signaler que les villages de Hennied et M’zid ont failli être calcinés n’eut été l’intervention de la population et des éléments de la protection civile.

Les enclos des cerfs de barbarie ravagés

Les vastes étendues fortement boisées, ceinturées par une imposante clôture, de plusieurs kilomètres, réalisée il y a de cela quelques années du côté d’Adekar, et servant d’enclos pour les cerfs de barbarie, furent tout au long de la journée d’avant-hier à la merci des flammes qui n’ont laissé que des pierres et des troncs d’arbres fumants. Pour rappel, ces enclos s’étalant sur plusieurs centaines d’hectares ont été réalisés dans le but de permettre la réintroduction du cerf de barbarie, (Cervus Elaphus Barbarus Benetti) dans la forêt de l’Akfadou. Un ambitieux projet initié par le centre cynégétique de Zeralda. Les cerfs vivaient et se reproduisaient en semi captivité, c'est-à-dire dans ces enclos de quelques centaines d’hectares de superficie, avant leur lâchage dans la nature. Une opération qui a porté ces fruits puisqu’elle a permis la reproduction de cette espèce dans la dense forêt de l’Akfadou, fruit de sa bonne adaptation à son nouveau milieu. Actuellement cet ambitieux projet semble compromis. De jeudi à dimanche derniers, des dizaines de foyers d’incendie ont été enregistrés sur le territoire de la wilaya de Béjaïa, réduisant en cendres des centaines d’hectares entre forêts, maquis et divers arbres fruits.

A.T

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