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Tizi-Ouzou : En grève depuis plus de deux semaines

Les résidents en psychiatrie ne décolèrent pas

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Les résidents en psychiatrie de la faculté de médecine de Tizi-Ouzou ont posé leur piquet de grève devant le rectorat de l’université Mouloud Mammeri depuis jeudi 11 septembre dernier.

Ces grévistes dénoncent l’état dans lequel patauge la formation médicale dans la wilaya depuis des années, un état qui est illustré par la décision du doyen « de mettre fin à la formation de psychiatrie à l’Etablissement hospitalier spécialisé (EHS) de Oued Aïssi ainsi que la suppression de postes de résidents dans de nombreuses spécialités », fustigent-ils dans une déclaration rendu public, parvenue hier à notre rédaction. Ces résidents dénoncent, également et avec fermeté la décision du responsable de l’EHS portant la réduction du nombre de postes de résidents en psychiatrie, qui est passé de 12 à 02 postes, « malgré la disponibilité d’un terrain de stage important de plus de 300 lits (EHS de Oued Aïssi) et de l’encadrement nécessaire », rapporte ledit document. La suppression de postes dans certains spécialités, entre autres, la radiologie, l’endocrinologie, la diabétologie, le nombre total de poste de résidents qui est passé en moins de trois ans, de 129 à 113 postes dans la wilaya, sont pour les protestataires autant d’indices qui démontrent la déliquescence, le manque de volonté et de vision qui caractérisent la gestion des responsables de la formation médicale à Tizi-Ouzou. D’ailleurs, écrivent-ils : « Nous sommes en droit de nous poser des questions qui interpelleront directement notre doyen ainsi que le recteur de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Pourquoi Tizi-Ouzou est la dernière à organiser le concours de résidanat ? Pourquoi notre faculté n’a pas bénéficié d’une nouvelle structure au lieu de ces locaux vétustes dans lesquelles travaillent nos étudiants et nos enseignants ? Pourquoi l’EHS de Oued Aïssi n’est pas érigé en établissement universitaire alors que cela s’est fait partout ailleurs en Algérie ? » Autant d’interrogations qui renseignent, poursuivent-ils, « sur le retard que nous devons impérativement rattraper, un retard qui affirme que le sens de la responsabilité n’est pas acquis chez tout le monde ». Les résidents en psychiatrie de la faculté de médecine de Tizi-Ouzou rappellent que leur seule motivation et celle de « sauvegarder et d’améliorer la qualité de leur formation ». Pour conclure leur document, les protestataires diront : « Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout et lutter avec tous les moyens légaux pour que notre spécialité ainsi que les autres, retrouvent le nombre et les moyens que mérite notre faculté nos hôpitaux et notre région ».

Karima Talis