Par DDK | 7 Mai 2016 | 1609 lecture(s)

Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira

Les étudiants maintiennent leur mouvement de grève

Les étudiants de l’université Akli Mohand Oulhadj ont décidé, au terme d’une assemblée générale à laquelle a appelé le comité des étudiants libres, jeudi dernier, de maintenir leur mouvement de grève. Pour rappel, en grève depuis près de deux semaines suite à l’agression dont a été victime un des étudiants lors des festivités du Printemps berbère organisées à l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, les protestataires exigent, entre autres, la radiation de l’agresseur présumé qui se trouve être chargé de la sécurité à l’université. Pour rappel aussi, au deuxième jour de la grève, le mis en cause avait déposé sa démission qui sera approuvée par l’administration, sauf que les étudiants ont vite intellectualisé le concept démission et l’ont estimé en deçà de leur exigence de «sanction». Inquiets de la situation, les enseignants, ceux du DLCA du moins, ne sont pas restés sans voix. Dans une déclaration rendue publique, ils affirment : «Nous, enseignants du département de langue et culture amazighes, ne pouvons être spectateurs de cette situation de crise qui mènerait notre université vers la dérive. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’agir à travers cette déclaration, pour condamner avec force toute indifférence, toute complicité de nature à aggraver cette situation. Au-delà de toutes considérations, nous dénonçons et refusons avec vigueur ces actes et toute autre forme de violence (verbale ou physique)». Dans le même document, les enseignants estiment qu’il est «inadmissible que des étudiants aussi bien que le reste de la communauté universitaire soient agressés ou intimidés au sein de l’université qui, par vocation, est un milieu de savoir, d’ouverture et des débats sereins et pluriels». Ils tiennent aussi à dénoncer «l’arrestation arbitraire» de l’un de leur collègue enseignant et à «condamner tout acte de vandalisme et de destruction des biens de l’université», avant d’inviter leurs étudiants à déjouer toutes les manœuvres d’instrumentalisation et de détournement de leur mouvement pacifique». À souligner que mis à part la faculté de droit, les autres facultés en répondu à l’appel du comité libre des étudiants. Il y a lieu aussi de souligner qu’une rencontre entre le recteur et les étudiants est prévue pour le dimanche prochain. Il est, donc, fort probable qu’une issue soit trouvée au terme de cette rencontre.

S.O.A

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