Par DDK | 21 Mars 2017 | 3879 lecture(s)

CONTESTATION Le Snategs passe à l’action

Marche nationale à Tizi-Ouzou aujourd’hui

La colère des travailleurs de l’électricité et du gaz semble s’amplifier. En effet, le syndicat national des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snategs) maintient son mot d’ordre d’une grève générale de trois jours à partir d’aujourd’hui.

En signe de protestation contre la non prise en charge de ses doléances, ce syndicat appelle à une marche nationale «de dignité» aujourd’hui au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou à partir 11h. Cette marche débutera depuis la direction de distribution d’électricité et du gaz jusqu’au siège de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cette action sera suivie d’un rassemblement général le 22 à Béjaïa, et un autre rassemblement, prévu devant la direction de Sonelgaz à Télemly à Alger, le troisième jour. Ce mouvement de protestation se veut, d’après le représentant de ce syndicat, une manière d’exiger la prise en charge de leurs revendications soulevées depuis plusieurs mois. La colère exprimée par cette catégorie de travailleurs ne risque pas de s’estomper de sitôt. Bien au contraire, puisque ces derniers menacent d’aller plus loin dans leur lutte syndicale, dans le cas où "la direction de Sonelgaz s’entête à se montrer indifférente". Le représentant de ce syndicat a, une nouvelle fois, dénoncé «les abus et les dépassements auxquels sont confrontés, les travailleurs, à Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira, Blida et Alger qui, selon lui, ne seront pas sans conséquences fâcheuses sur le Groupe Sonelgaz». Il y a lieu de rappeler que cette catégorie de travailleurs lutte depuis plusieurs mois pour faire valoir sa plateforme de revendications. Cette dernière tourne autours du «respect des libertés syndicales, l’augmentation des salaires à 50%, la promotion automatique après 3 ans de travail, ainsi que la fixation des primes de risques pour les travailleurs exécutifs et les agents de sécurité et des primes d’encouragement pour tous les travailleurs sans distinction». Aussi, le Snategs insiste sur le fait «de consacrer les heures d’allaitement pour les femmes à partir du moment où elles rentrent de leur congé de maternité».

L. O. Challal

0