Par DDK | 20 Avril 2017 | 1390 lecture(s)

Tizi-Ouzou - Sit-in des entreprises réalisatrices de projets de gaz et d’électricité

«Plus de 300 milliards de factures impayées !»

«Nos factures ne sont pas honorées depuis plus de quatorze (14) mois ! C’est une somme de plus de trois cents (300) milliards de centimes !» s’insurge M. Remila Mohamed Hanafi, vice-président de l’association nationale des entreprises d’électricité et gaz (ANEEG).

Les entreprises, au nombre de quatre-vingts (80) au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, ont organisé un rassemblement devant le siège de la direction de distribution de Tizi-Ouzou, durant la matinée du 19 Avril 2017.

«Sonelgaz : à qui profite ce blocage ?» «Sonelgaz : désengagement», «Entreprises : endettement», «Entreprises victimes», «Où est passé notre argent»,… sont les slogans qui en disent long et qui dénoncent la situation inexplicable de la Sonelgaz.

Contacté, après l’entrevue avec le chef de cabinet du wali, le vice-président nous confie : «Le chef de cabinet qui a reçu une délégation de six personnes nous a promis que nos doléances seront transmises au wali et qu’une solution sera trouvée dans les meilleurs délais. Nous constatons que le problème dépasse la direction de distribution de Tizi-Ouzou, le problème est ailleurs!».

Quant aux projets de gaz ou d’énergie électrique qui tardent à se concrétiser au niveau de la wilaya, notre interlocuteur précise : «Si le gaz et l’électricité n’arrivent pas aux villages, ce n’est pas de notre faute ! La responsabilité revient à la Sonelgaz ! Que les citoyens le sachent !» Une déclaration, datée du 19 avril 2017, rendue publique fait état de «projets devant être livrés depuis plusieurs mois sont à la traîne faute de paiement. Nos factures sont en souffrances depuis 14 mois.

Nos entreprises dans les capacités de réalisation sont connues, sont pour la plupart au bord de la faillite et incapables de payer leurs salariés, de s’acquitter de leurs redevances fiscales et parafiscales et de payer leurs fournisseurs».

Pour le vice-président, «faire parvenir le gaz à Iferhounène est un rêve, mais voilà, on nous bloque! Si une solution n’est pas trouvée, notre mouvement s’étendra à travers d’autres wilayas. Si les factures ne sont pas honorées, les ouvriers - plus de trois mille - ne seront pas payés et pourront venir fermer la direction de distribution!».

Une femme entrepreneure nous dira : «Je suis entre Illoula et Aïn El Hammam. Des projets sont terminés, la Sonelgaz encaisse, les citoyens se chauffent au gaz et nous, nous ne sommes pas encore payés ! Comment expliquer ça ? À Illoula , j’ai réalisé 90 % du projet et je n’ai perçu que 25 % des factures . Quinze manœuvres sont obligés d’arrêter ! Impossible de continuer comme ça!».

Pour cette autre entreprise, «comment voulez-vous continuer à travailler si nous ne sommes pas payer et si les ouvriers ne le sont pas aussi ? Les autorités reçoivent les honneurs sur le dos des entreprises». Par cette action pacifique, «nous demandons notre argent! Où est-il passé ? J’ai 15 situations en souffrance ! Notre situation est délicate.

Les fournisseurs ont dû nous ester en justice faute de payement et de chèque sans provisions. Mes ouvriers ne sont pas payés depuis sept mois!» La situation est grave et les entreprises exhortent les responsables à mettre fin à cet état de fait par le payement des factures en souffrance afin de nous permettre d’achever les projets entamés», conclut la déclaration.

M.A.Tadjer

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