Par DDK | 17 Juillet 2017 | 878 lecture(s)

Béjaïa

Policiers et gendarmes en formation sur «la garde à vue»

Initiée depuis hier à Béjaïa par le Conseil national des Droits de l’Homme, en collaboration avec le bureau du Moyen Orient et d'Afrique du nord de l’Organisation Internationale de Réforme Pénale, une session de formation est organisée à l’hôtel Cristal 2, au profit des cadres et agents des services de sécurité (Police et Gendarmerie) en charge de l’application de la loi, relative aux aspects et dispositions judiciaires de la garde à vue. Cet atelier de formation est animé par le directeur des projets au bureau du Moyen-Orient et d'Afrique du nord de l’Organisation Internationale de Réforme Pénale, le jordanien Mohamed Chabana et la présidente du Conseil national des Droits de l’Homme, Fafa Sid Lakhdar Zerrouki. Spécialiste dans le domaine de la réforme pénale, l’intervenant a assuré que «l’Algérie veille toujours à renforcer et à promouvoir les droits des gardés à vue», rappelant que «l’adoption des principes et des valeurs des droits de l’homme dans les systèmes judiciaires et sécuritaires en Algérie est une pratique réelle». Mohamed Chabana n’a pas omis de saluer «le rôle actif de l’Algérie dans la défense et la promotion des droits de l’homme au sein des instances territoriales, dont la Ligue arabe et l’Union africaine», citant, pour appuyer son propos «les efforts de l’Algérie dans le domaine de l’humanisation du traitement des détenus, en promulguant des mesures spéciales pour ce qui concerne les femmes enceintes détenues et leurs conditions à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire». La présidente du Conseil National des Droits de l’Homme a mis l’accent dans son intervention sur «les dispositions contenues dans la nouvelle constitution à propos des droits des personnes arrêtées, notamment la durée de leur garde à vue qui ne doit pas dépasser 28 heures. La famille et l’avocat du prévenu, a-t-elle ajouté, doivent aussi être mis au courant durant la garde à vue.

F. A. B.

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