Par DDK | 14 Septembre 2017 | 1347 lecture(s)

Ouyahia a réuni, avant-hier, les leaders du FLN, MPA et du TAJ

L’Alliance présidentielle relancée !

Le quartet soutenant le président de la République est, plus que jamais, appelé à souder les rangs et unifier sa voix dans une conjoncture des plus délicates, notamment sur le plan financier.

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est assuré, avant-hier, l’appui de la majorité écrasante au sein de l’APN pour légitimer son Plan d’action. Et pour ce faire, il se fait entourer, désormais, par Djamel Ould-Abbès, Amar Ghoul et Amara Benyounès. La réactivation de l’Alliance présidentielle, dans une conjoncture marquée par la crise financière et la résurgence d’une opposition encline à ne tirer que sur les ambulances, devra faire le point marquant de cette rentrée sociale. Les anciens ténors formant l’Alliance présidentielle se sont rencontrés, donc, mardi sous l’auspice d’Ouyahia, qui a fait le rappel des troupes à cinq jours de la présentation de la politique générale de son gouvernement. Un programme arc-bouté sur le financement non-conventionnel de l’économie nationale. La très controversée loi sur la monnaie et le crédit, qui devra être «retouchée» pour permettre le recours au financement interne non-conventionnel, a besoin d’un large consensus au sein du Parlement pour y être adoptée. Le souci majeur d’Ouyahia est de pouvoir rassembler les voix au sein de l’APN. Mais il veut surtout éviter le débat qui fâche, lui qui doit répondre aux questions des députés jeudi 21 septembre, soit quatre jours après son premier passage devant la Chambre basse. Le bouclier que devront former le FLN, le RND, le MPA et TAJ autour d’Ahmed Ouyahia devra servir ce dernier à aller plus vite dans l’exécution de son Plan. «C’est une rencontre naturelle avec les quatre partis qui ont soutenu le programme du président de la République», a commenté, hier, Ahmed Ouyahia. Et de souligner que la rencontre, qui s’est tenue au Palais du gouvernement en présence des chefs des groupes parlementaires des partis concernés, était une «occasion de discuter du plan d’action du gouvernement, ainsi que du projet de la monnaie et de crédit». La présentation de la Loi de finance 2018 est un autre casse-tête pour le gouvernement Ouyahia, pour qui la tâche de répartir l’argent public s’avère une comptabilité de Titan, tant l’équilibre entre le resserrement des comptes et la garantie d’une paix sociale est très difficile d’atteinte. Le FLN, totalisant 164 députés, ne s’est pas privé de réclamer des garanties quant à l’usage de l’argent tiré des outils du financement non-conventionnel, pour alimenter l’investissement national et ne pas le «gaspiller dans les importations». Une exigence partagée par le quartet qui assurera de son soutien à l’une des démarches les plus périlleuses pour l’Exécutif. L’alliance présidentielle est, par ailleurs, appelée à contre-attaquer sur le plan politique. La scène politique nationale qui est, à juste titre, dominée par des «élucubrations de l’opposition», notamment sur les réseaux sociaux et entités reliant les informations, devra être reprise par le quartet en reprenant, notamment, «les grandes réalisations du président de la République dans le sillage des quatre projets quinquennaux ayant nécessité la mobilisation de 800 milliards de dollars». Ahmed Ouyahia qui assure, dors et déjà, son absence de la campagne électorale pour les prochaines locales, devra se consacrer aux équilibres politiques des quatre formations formant l’Alliance présidentielle, mais, surtout, aux équilibres budgétaires devant garantir une stabilité sociale.

Mohand Arezki Temmar

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