Par DDK | 21 Septembre 2017 | 1265 lecture(s)

Tizi-Ouzou AG du CAME

Le Collectif se félicite des acquis et…

«La situation socioprofessionnelle des promoteurs : Enjeux et perspectives» était à l’ordre du jour de l’assemblée générale, hier à la Maison de la culture Mouloud Mammeri, du Collectif d’appui à la micro-entreprise (CAME) de la wilaya de Tizi Ouzou. Une occasion pour les membres de cette association de rappeler, encore une fois, le parcours de cette jeune organisation/syndicat, devenue, au fil du temps, «un orphelinat», selon les dires de son secrétaire général, Yacien Guellil. Devant une salle archicomble, l’intervenant a mis en exergue les activités de l’association, depuis sa création en 2014. «Nous avons organisé plusieurs sit-in et marches pour attirer l’attention des pouvoir publics sur la situation catastrophique qui prévaut au sein de nos entreprises. Mais, à ce jour, toutes nos doléances sont restées lettre morte», fera-t-il remarquer, avant d’ajouter : «Aujourd’hui, nous sommes ici pour réclamer une amnistie générale au profit de toutes les entreprises créées dans le cadre des dispositifs d’aide (Ansej-Cnac et Angem), sans distinction». Pour rappel, le rééchelonnement de la dette, préconisé par le gouvernement, est considéré par le collectif comme «un piège prolongeant la souffrance des promoteurs, sous un climat de travail infernal». Pour le président de cette association, Mabrouk Karim, la solution ne réside pas dans la prolongation de l’échéancier, parce que «le promoteur qui ne travaille pas ne peut pas rembourser ces dettes, ni dans 5 ans, ni même dans 10 ans », soutient-il. Le responsable, qui dénonce également les poursuites judiciaires qui «ont provoqué, par le passé, des dommages immenses parmi ces jeunes promoteurs qui ont vu leurs rêves devenir des cauchemars», se félicite néanmoins de quelques acquis arrachés par le CAME, entre autres, «l’arrêt de ces poursuites judiciaires, des saisies du matériel et la régularisation, plus au moins mitigée, au niveau du la Casnos». Le collectif propose «la mise en place d’une fiscalité propre à la micro-entreprise, qui ne doit pas être traitée au même titre que les grandes sociétés, un accès facile au foncier et aux locaux commerciaux, ainsi qu’un accès facile aux marchés publics, et bien entendu, une amnistie générale au profit de toutes les entreprises créées dans le cadre des dispositifs d’aide». Pour peser de tout son poids, le collectif propose une démonstration de rue, une marche à Tizi-Ouzou, pour le 25 septembre prochain.

Farida Elharani

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