Par DDK | 21 Septembre 2017 | 1619 lecture(s)

Béjaïa Salon de l’emploi au campus d’Aboudaou

La 10e édition a grandi !

Depuis hier, et ça se poursuit aujourd’hui encore, l’université Abderrahmane Mira, en partenariat avec l’organisation internationale du travail et l’agence nationale de l’emploi, organise, au campus d’Aboudaou, son 10e Salon de l’emploi.

«De l’université au monde du travail : Entreprenariat et techniques de recherche de l’emploi » est le thème de ce rendez-vous récurrent qui est une occasion de partage d’idées et un lieu privilégié de création de liens entre le monde de l’entreprise et les diplômés universitaires. Cette dixième édition a été rehaussée par la présence du directeur général de l’ANEM, le directeur des programmes à l’ambassade du Royaume Uni à Alger, du représentant du bureau international du travail (BIT) pour les pays du Maghreb et du délégué régional du forum des chefs d’entreprises (FCE). En ouverture, le recteur dira que l’université de Béjaïa s’est toujours fixé l’objectif d’accompagner les diplômés universitaires dans leur insertion professionnelle et que la preuve est l’inauguration, aujourd’hui, de cette création nouvelle, à savoir le centre de recherche de l’emploi qui servira de structure d’accompagnement et de soutien aux jeunes diplômés. Depuis le lancement du salon, l’université a ouvert, conséquemment, un espace en son sein aux entreprises pour faire la promotion et prendre langue directement avec les étudiants. De son côté, le directeur général de l’agence de l’emploi soulignera l’importance particulière accordée à ce genre de partenariats. Toutefois, il communiquera quelques chiffres alarmants. 972.000 demandeurs d’emploi ont été recensés dont 28 % diplômés des universités et 22 % des établissements de formation professionnelle. Pour le taux global des chômeurs, les universitaires représentent 17,6 %. Pour ce haut cadre, les arguments avancés par les uns et les autres ont trait à la perte d’une centaine de milliers d’emplois directs durant ces deux dernières années et la fermeture de quelques 57.000 entreprises. À l’avenir, l’agence compte lancer un club des ressources humaines pour servir d’espace d’échanges d’expériences, d’expertise et de besoins afin de permettre, également, à l’agence d’être en contact permanent avec les acteurs du monde économique. Les représentants de l’ambassade d’Angleterre et du bureau international du travail ont respectivement axé leurs interventions sur le soutien inconditionnel aux jeunes universitaires algériens pour qu’ils puissent accéder au monde du travail à travers les entreprises qu’ils auront à créer. Développer l’esprit d’entreprenariat chez les étudiants et inculquer cette idée de création de leurs propres entreprises font partie des objectifs de la coopération qui existe entre l’université de Béjaïa et ces institutions tant étrangères qu’algériennes. Cette rencontre thématique a permis aux experts invités à développer quelques thèmes dans leurs communications respectives. Hier, le belge Roland Sarton, chef de projet au bureau international du travail à Alger, a disserté autour de la présentation du projet du BIT, à savoir celui de l’université au monde du travail. Il parlera de l’objectif des compétences et de la promotion de l’emploi pour les diplômés universitaires. Puis, il citera le cas de l’Algérie dont 62 % de la population est en âge de travailler. Pour le projet en lui même, il soulignera que trois universités algériennes ont été retenues comme universités pilotes. Il s’agit de celles de Béjaïa, Biskra et Tlemcen. Lui emboitant le pas, la canadienne Christine Levesque, consultante du bureau international du travail, expliquera et présentera le modèle de club de recherche d’emploi. Dans l’après-midi, Mohamed Arrache, directeur central à l’ANEM a animé une conférence autour des résultats de son agence sur l’analyse et prévisions du marché de l’emploi au niveau local, alors que le professeur Rezak Alkama a développé l’adéquation formation-emploi. Saisissant l’occasion, dans la matinée, l’université de Béjaïa a reconduit la convention de coopération avec l’Ansej signée en 2014. La maison de l’entreprenariat qui les unit se fixe comme objectif d’inculquer cet esprit chez les étudiants et de booster ces derniers à la création de leurs propres entreprises. Aujourd’hui, il est attendu la conclusion des travaux de la dizaine d’ateliers, la présentation par Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, d’une communication et la cérémonie de remise de prix aux lauréats 2016/2017 de l’université de Béjaïa. Les 33 majors de promotion de chaque département, le meilleur étudiant étranger et les deux meilleurs étudiants aux besoins spécifiques seront récompensés.

A. Gana

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