Par DDK | 14 Novembre 2017 | 790 lecture(s)

Montage de véhicules en Algérie

Plus de 400 000 unités d’ici 2021

Le président directeur général du groupe mécanique au ministère de l’Industrie et des mines Bachir Dhimi a souligné la possibilité de produire environ 450 000 véhicules, d’ici quatre ans, suite à la présence de cinq constructeurs automobile, en Algérie. «Je pense qu’avec les cinq constructeurs présents en Algérie, dont le constructeur automobile Français Peugeot, nous avons un potentiel qui permettra de produire 450.000 véhicules d’ici quatre ans. Cela poussera les sous-traitants étrangers à venir pour rejoindre leurs vis-à-vis algériens», a indiqué M. Dhimi lors de son intervention sur les ondes de la chaine III de la radio nationale. Il a jugé «nécessaire» d’aller vers l’exportation. «Il est impensable qu’on puisse réaliser une usine que pour satisfaire les besoins du marché national. L’importation est une nécessité économique», a-t-il lancé. À retenir que les véhicules de la marque Peugeot seront fabriqués en Algérie à partir de l’année 2018 par la société Peugeot Citroën Production Algérie (PCPA) pour un investissement de 100 millions d'euros. Il a précisé, par ailleurs, que les constructeurs automobiles installés dans le pays vont faire du «montage et non pas de l’assemblage, ce qui est différent». Le montage, a-t-il soutenu, est un processus dans lequel est inclus l'activité d'’intégration, amenée à évoluer progressivement de 5 à 45%. Il a indiqué que le marché national d’automobile a beaucoup évolué, précisant que «plusieurs investisseurs ont affiché leur volonté de venir s’implanter en Algérie». Au sujet de trentaine de pays qui sont intéressés par le marché algérien, M. Dhimi a précisé que «les dossiers sont en cours d’étude». Pour ce qui est du cahier des charges en cours d’élaboration, il a fait état de plusieurs conditions auxquelles sont soumis les constructeurs. Il s’agit de l’intégration, la formation des personnels, l’installation de sous-traitants et l’exportation des véhicules produits à demeure. «Le cahier des charges est un outil d’encadrement et non pas des obstacles pour les investisseurs», a-t-il assuré.

Samira Saïdj

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