Par DDK | 15 Novembre 2017 | 850 lecture(s)

Université Abderrahmane Mira Faculté des sciences exactes

Les étudiants et le CNES chargent le rectorat

Les étudiants de la faculté des sciences exactes de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa ont observé, hier, une journée de grève sous le slogan «Campus vide», pour dénoncer ce qu’ils qualifient de «situation de pourrissement» dans laquelle se trouve leur faculté à cause de la non-prise en charge de leurs revendications. Une situation qu’ils imputent à l’administration rectorale. «Notre faculté persiste dans le pourrissement et la précarité encadrés par ces soi-disant responsables qui reviennent, encore une fois, avec des manœuvres machiavéliques et irresponsables, en essayant de semer des rumeurs pour nuire à la crédibilité et à la légitimité de nos revendications, au lieu de les traiter de manière pédagogique et scientifique», a déploré le Comité autonome de la faculté des sciences exactes dans une déclaration-appel, transmise, hier, à notre rédaction. Les auteurs de ce document se sont élevés contre «les intimidations et les menaces proférées par l’administration à l’encontre des étudiants». Parmi les points soulevés par les protestataires «la non-conformité et l’uniformité des délibérations et du système d’évaluation appliqué» qu’ils jugent «corrompus». «C’est une hypocrisie scientifique», ont-ils commenté. Par ailleurs, ces étudiants ont nié avoir réclamé le rachat comme cela est rapporté par d’autres parties. Pour sa part, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), section de l’université de Béjaïa, a dénoncé «avec véhémence» dans une déclaration rendue publique «le laxisme du recteur de l’université de Béjaïa» qu’il tient pour responsable «de la situation de blocage tous azimuts» que vit la faculté des sciences exactes. «Nous jugeons impérieusement qu’il est du devoir du recteur d’intervenir pour dénouer la situation en sa qualité de premier responsable de l’institution, quand bien même nous aurions le sentiment qu’il pousse au pourrissement en encourageant le statuquo», lit-on dans la déclaration de la section locale du CNES.

B. S.

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