Par DDK | 11 Janvier 2018 | 5160 lecture(s)

Santé - Coopération entre les CHU de Saint-étienne et de Béjaïa

Les réserves des praticiens français

Le CHU de Béjaïa a connu, depuis vendredi dernier, une semaine de chirurgie fructueuse marquée par l’apport précieux du Professeur Varlet, chef de service au CHU de Saint-Étienne, qui a opéré bénévolement une quinzaine d’enfants présentant des pathologies compliquées.

Président de la société française de chirurgie viscérale infantile, Pr. Varlet F. a été assisté par le Dr. Bourechrouche, chef de service, et ses collègues chirurgiens. C’était l’occasion pour l’équipe de Béjaïa de s’entrainer sur le nouvel appareil de Célioscopie, offert par des bienfaiteurs anonymes. Il est à signaler que c’est la deuxième mission du Pr. Varlet à Béjaïa. Ce dernier profitera pour souligner que, pour bien travailler, «il faut que le bloc opératoire de Béjaïa soit mieux équipé. Il faut, également, avoir un circuit patient qui répond aux normes d’hygiène». Le Dr. B. Sahi, chef de service à Saint-Étienne et initiateur de cette coopération, soulève quelques inquiétudes quant au renouvellement de la convention, lors de son expiration en 2020, car, souligne-t-il, depuis 2014, il y a eu une quinzaine d’intervenants stéphanois qui doutent de la motivation des médecins algériens et du manque de suivi de leurs recommandations. La vétusté des lieux et le retard dans la réalisation des projets, comme le centre de psychiatrie d’Oued Ghir, le centre mère-enfant de Targa Ouzemmour et le CAC d’Amizour amplifient ces doutes. D’ailleurs, Dr. Sahi affirme : «À Saint-Étienne, nous avons un CHU de 2 000 lits pour une population de 720 000 habitants sans compter le privé, le moyen séjour, le long séjour et les hôpitaux publics périphériques, alors qu’à Béjaïa, il y a 240 lits pour un million d’habitants, ce qui force les médecins à faire sortir les malades, et tant pis pour la sécurité ou la continuité des soins». Dr. Sahi explique, enfin, que la solution réside dans la réalisation d’un hôpital militaire à la place de la caserne d’Oued Séghir, faisant bénéficier les civils, ou la réalisation d’un hôpital sur un terrain offert par une commune quelconque.

A Gana.

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