Par DDK | 16 Avril 2018 | 819 lecture(s)

Tizi-Ouzou Grogne à l’Institut d’hôtellerie (INHT)

La section UGTA réclame une commission d’enquête ministérielle

Dans une correspondance adressée au ministre du Tourisme et de l’Artisanat, le bureau syndical de la section INHT affilié à l’UGTA demande l’intervention de la tutelle et l’envoi d’une commission d’enquête afin de «voir ce qui se passe au niveau de l’établissement depuis l’installation de la chargée de la gestion de l’INHT, Mme Hassas Nacima, pour gérer les affaires courantes de l’institut», lit-on dans la demande adressée au ministre par la section, dont nous détenons une copie. En effet, la section syndicale accuse la responsable de ne pas reconnaitre cette organisation syndicale et de ne pas travailler en collaboration avec elle. Pour le bureau syndical, ce n’est qu’à prétexte. «Nous portons à votre excellente connaissance que nous avons transmis toutes les pièces justificatives, notamment le procès verbal d’installation de notre bureau et l’état d’adhésion des travailleurs pour l’exercice de l’année 2017», écrit-on encore dans la missive. En somme, le bureau reproche à cette responsable d’avoir fomenté «des coups tordus» et dénonce la stratégie qui a été mise en place. «Dans ce contexte, nous signalons la stratégie mise en place par la chargée de la gestion de l’établissement de refuser de travailler avec les représentants syndicaux sans aucun prétexte, son objectif consiste à réduire à rien l’exercice syndical par des coups tordus pour vider les syndicats en promettant des miracles à des travailleurs. Nous avons déjà dénoncé ses mauvaises intentions à l’égard des syndicalistes, depuis son installation. Elle agit notamment avec une partie des travailleurs avec lesquels elle tient des réunions dans son bureau pour déstabiliser pratiquement toute initiative syndicale. En contrepartie, elle accorde des passe-droits et des privilèges à son clan et autres collaborateurs, notamment, arrivée et sortie sans respect de l’heure, absence sans défalcation sur salaire et le repas quotidien à midi dans la table privilégiée du restaurant d’application de l’institut», mentionne la lettre. Par ailleurs, les syndicalistes soulèvent plusieurs points. Il s’agit, ente autres, du blocage de la commission des œuvres sociales, l’absence de matériel et autres fourniture pour assurer le déroulement des travaux pratiques, le manque de réserves d’eau et le chauffage dans les dortoirs des stagiaires. Les rédacteurs de la demande signalent également une sanction «arbitraire» contre deux fonctionnaires, la dégradation de la formation notamment l’absence de programmation des formations et stages de recyclages envers les formateurs et autres corps de fonctionnaires, le retard dans la désignation du sous-directeur de l’administration et des finances, ainsi que la régularisation des postes de chefs de services par rapport au nouveau statut de l’institut. Enfin, la section syndicale demande l’intervention du ministre dans les meilleurs délais pour «mettre fin à tout ce qui se passe au niveau de l’INHT, et pratiquement, redonner un nouveau souffle à notre illustre établissement et remettre en place le bien être au travail», conclut le document.

Farida Elharani

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