Par DDK | 16 Mai 2018 | 1122 lecture(s)

Oued Ghir

Les citoyens de Mellala assiègent la mairie

Des dizaines de citoyens de la localité de Mellala, relevant de la commune d’Oued Ghir, se sont rassemblés, hier matin, devant le siège de leur APC pour s’opposer à un projet de réalisation d’une promotion immobilière au niveau de leur village. Cette énième action de protestation, selon ces citoyens mécontents, vise à stopper le phénomène de prolifération de promotions immobilières qui porte atteinte à l’aspect architectural du village et mettre fin au désastre urbanistique. «Notre région est rurale. Les gens y construisent de petites habitations. Mais ces promotions immobilières prévoient des immeubles à six étages ou même plus. Cela va agresser l’aspect architectural de notre localité, en la transformant en cités dortoirs. Aussi, l’implantation de ces promotions immobilières au milieu de quartiers faits de petites maisons, créera à l’avenir beaucoup d’autres problèmes de viabilisation des réseaux divers», a-t-on appris d’un représentant des villageois. À travers ce rassemblement, la population de Mellala dénonce l’octroi de permis de construire à ces promoteurs immobiliers et veut attirer l’attention des pouvoirs publics sur les conséquences «catastrophiques» d’une telle décision. «Autoriser ces promoteurs à construire des immeubles de plusieurs étages à même d’abriter de milliers de familles, nous conduira droit vers une densification urbaine. Notre localité sera asphyxiée et ses routes congestionnées. Il y a aussi l’absence d’équipement d’accompagnement et d’édifices d’utilité publique», a-t-on argumenté. Pour les habitants de Mellala, «seuls les promoteurs immobiliers tireront profit de ces hautes constructions verticales aux conséquences désastreuses». Pour rappel, ces mêmes habitants ont saisi, dernièrement, le P/APW de Béjaïa pour solliciter son intervention afin de mettre fin à l’attribution des permis de construire par l’APC d’Oued Ghir à des promoteurs privés pour la réalisation et l’implantation des promotions immobilières dans leur village. «Nous avons expliqué au P/APW que notre localité ne dispose ni d’infrastructures d’accompagnement (écoles, centre de santé, aires de jeu, rues, trottoirs, assainissement, électricité...) ni d’un foncier publique nécessaire pour l’extension de nos villages, qui connaissent un grand essor démographique», a-t-on souligné.

B. S.

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