Par DDK | 16 Mai 2018 | 1001 lecture(s)

SANTÉ - Plusieurs d’entre eux ont été interpellés

La marche des médecins résidents empêchée

Le mouvement de grève des médecins résidents ne s’essouffle pas. Bien au contraire, la tension ne fait que s’amplifier. Après six mois de grève, ponctués par un arrêt des gardes d’urgences, des marches et plusieurs rassemblements régionaux et nationaux qui n’ont donné aucun résultat, des centaines de médecins résidents ont tenté hier d’entamer une nouvelle marche dans la capitale. Ils étaient des centaines de résidents en médecins, venus de plusieurs wilayas pour lancer «un appel solennel à la présidence de la République à intervenir». Les protestataires se sont d'abord rassemblés, hier matin, à l'intérieur de l’établissement hospitalier Mustapha Pacha qui a vibré au rythme des slogans scandés par des centaines de médecins résidents, entre autres, «On a marre de la Hogra», «Service civil, médecine de guerre», «Nous n’avons pas peur», «Jusqu’au bout, jusqu’au bout, résidents toujours debout». Puis, lorsqu'ils ont tenté de sortir dans la rue, ils en ont été empêchés par les éléments de la police, qui ont quadrillé les portes de l'enceinte de l'hôpital Mustapha Pacha. Un draconien dispositif de sécurité a été mis en place depuis les premières heures de la matinée, pour empêcher toute sortie aux manifestants. Au moment où ces derniers tentaient de sortir, la police a utilisé des canons à eau afin de les disperser. D’après un membre du collectif autonome des médecins résidents (CAMRA), plusieurs résidents ont été arrêtés par la police aux gares ferroviaires et aux gares routières. Les éléments de la police mobilisés au centre de la capitale ont également contrôlé les identités de certains passants à la recherche d’éventuels médecins grévistes. Il convient de rappeler que plusieurs réunions ont été tenues entre les représentants du CAMRA et la tutelle, mais aucun consensus n’a été trouvé. Les protestataires ont réitéré leur attachement à leurs plateforme de revendications qui s’articule autours de «l’abrogation du caractère obligatoire du service civil», en instaurant des mesures incitatives qui pousseront les nouveaux médecins spécialistes à faire volontairement ce service. Ils demandent aussi «l'amélioration de leurs conditions de travail et la garantie de la sécurité, l’amélioration des œuvres sociales, ainsi que l’augmentation de salaires». «La révision du statut du résident et la garantie d’un logement de fonction décent à l'ensemble des médecins spécialistes exerçant dans le cadre du service civil à travers le territoire national», figurent également dans la plate-forme de revendications des médecins résidents.
L.O.Challal

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