Par DDK | 21 Juin 2018 | 3400 lecture(s)

TAMAZIGHT - Il aura lieu les 28 et 29 novembre

Colloque international sur la didactique

Le Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight (CNPLET) organise, avec le laboratoire paragraphe de l’université Paris 8 et Cergy-pontoise, un colloque international sur tamazight, les 28 et 29 novembre prochain en Algérie. Sous le thème «Vers une didactique des langues maternelle : quels impacts sur l’enseignement de tamazight et sa promotion ? Quel est le rôle du numérique pour favoriser sa diffusion ?», «cette manifestation scientifique réunira des chercheurs-spécialistes des sciences du langage algériens et d’autres pays», fait savoir, dans un communiqué rendu public hier, le CNPLET. Ce dernier a tenu à souligner que tamazight se trouve plus que jamais face à des défis stratégiques. Il s’agit de celui de la diversité des langues maternelles, selon les régions, ensuite des attentes et des besoins des sujets parlant vis-à-vis de leur langues première, tant ils sont attachés à leur spécificité géolectale et culturelle. «Ces rappels à l’ordre de la réalité socioculturelle nous engagent à reconsidérer le curriculum de formation des licenciés formateurs, futurs enseignants et cadres administratifs. En effet, le décalage entre les attentes spécifiques des apprenants et les maîtres se creuse de jour en jour, car peu adapté à la réalité du terrain pédagogique», lit-on dans le même document. Selon la même source, l’enseignement de tamazight bute à des problèmes de fixation d’une/des norme (s) de didactique et de modalité de prise en charge de l’arrière-plan culturel de chaque variété géolecte. De plus, il lui faudra trouver les meilleurs voies pour prendre en considération cette autre langue maternelle, l’arabe algérien, actuellement majoritaire, lequel coexiste avec tamazight depuis plusieurs siècles. Aussi, enseigner tamazight à des non natifs constitue un autre défi didactique exigeant le recours à une pédagogie différentielle, soutient le CNPLET. «La langue première des apprenants non amazighphones devra être prise en charge par une didactique de l’apprentissage spécifique (...). L’alternance des langues en situation d’apprentissage peut-elle être l’une parmi d’autres alternatives à l’enseignement de tamazight pour des non natifs ?», s’interroge-t-on dans ledit communiqué.
Samira Saïdj

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