Par DDK | 25 Aout 2018 | 706 lecture(s)

Aïd El-Adha - Permanence assurée par les commerçants

Ces chiffres qui ne cadrent pas avec le terrain !

La permanence arrêtée pour la fête de l’Aïd El-Adha a été assurée à hauteur de 99,88% à travers le territoire national.

C’est ce qu’a indiqué, jeudi dernier, à l’APS le directeur du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce, Abderrahmane Benhazil. «C'est un bilan très satisfaisant et nous saluons ces commerçants pour leur engagement», s’est félicité Abderrahmane Benhazil. Selon lui, le nombre des commerçants réquisitionnés pour Aïd El-Adha de cette année, estimé à 51 000, a presque doublé par rapport à l'Aïd de 2017. 2,5% des 1,9 million de commerçants formels activant en Algérie ont été mobilisés pour cette permanence, soit une hausse de 47% par rapport à l'année précédente. Sur le terrain, tous les rideaux quasiment baissés, notamment à travers les chef-lieux, ne confortent pas la réjouissance affiché par le même responsable qui rappellera que la permanence de l’Aïd El Adha a concerné pas moins de 5 506 commerçants activant dans la boulangerie (+10% par rapport à 2017), 33 013 commerçants dans l'alimentation générale et fruits et légumes et 11 949 dans d’autres activités. En outre, la même source a précisé que le nombre des unités de production concernées par cette permanence a atteint 462, dont 136 laiteries, 283 minoteries et 43 unités de production d'eau minérale. Dans le but de surveiller le respect du dispositif de la permanence, 2 219 agents de contrôle ont été mobilisés. S’agissant, en outre, de l'obligation de reprise de l'activité juste après les deux jours de l'Aïd, conformément à la nouvelle disposition de la loi du 10 juin 2018 relative aux conditions d'exercice des activités commerciales, M. Benhazil a indiqué que le degré du respect de cette mesure était en cours d'évaluation par sa direction. Il a rappelé, à cet effet, que cette nouvelle loi avait introduit des sanctions pécuniaires allant de 30 000 DA à 200 000 DA pour le non respect de la permanence ou la non reprise de l'activités en plus des sanctions administratives portant sur la fermeture du commerce sur décision du wali. Par ailleurs, il a avancé que les cadres du ministère sont en train de réfléchir aux moyens d'améliorer le dispositif de permanence, pour y intégrer les marchés de gros des fruits et légumes par exemple, dans l'objectif de servir le maximum de consommateurs.

L. O. CH

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