Par DDK | 28 Aout 2018 | 1499 lecture(s)

BÉJAÏA - Boualem Saidani, recteur de l’université Abderrahmane Mira

«On atteindra les 44 000 étudiants à la rentrée»

La rentrée universitaire 2018/2019 aura lieu officiellement le 11 septembre prochain.

Et à l’instar des autres établissements, l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa s’attelle à préparer sous de bons auspices cette rentrée. L’université de Bejaïa, créé en octobre 1983, est un établissement public pluridisciplinaire. Elle dispose aujourd’hui de 42 000 places pédagogiques en plus des 4 100 du campus d’Amizour.

Contacté hier, le recteur de l’université de Béjaïa, Pr Boualem Saidani, a avoué : «Il y aura 6 576 nouveaux bacheliers, 10 000 nouveaux diplômés, dont 6 000 en licence, susceptibles de poursuivre leurs études en master. L’université Abderrahmane Mira de Béjaïa comptera environ 44 000 étudiants en septembre 2018».

Abordant le volet des campus d’Amizour et celui d’El-Kseur, notre interlocuteur précisera : «Le campus d’El-Kseur de 6 000 places sera normalement prêt pour la rentrée prochaine, mais certains travaux pas achevés risque de l’ajourner, nous verrons cela dans quelques jours. S’agissant du campus d’Amizour, celui-ci accueillera dans un premier temps l’école supérieure des mathématiques, unique à l’échelle nationale. Ce campus peut accueillir à l’avenir d’autres écoles en fonction des besoins socio-économiques.»

Il faut signaler, ajoutera le recteur, «que sur un rayon de 250 km de Béjaïa, il n’y a aucune école supérieure. Béjaïa pourrait, donc, alléger Alger et Constantine par la prise en charge, notamment des bacheliers des huit wilayas limitrophes. L’université de Béjaïa accompagnera naturellement la mise en place de ces écoles.» Concernant les résidences universitaires, le recteur de l’université de Béjaïa soulignera, chiffres à l’appui : «Nous avons douze résidences universitaires avec une capacité de 26 000 lits. En 2004, l’université disposait de 9 000 places et en 15 ans, elle s’est renforcée de 37 000 places pédagogiques et 20 000 lits.»

Pour rappel, durant l’année 2017, l’université de Béjaïa a réussi à mettre sur pied des formations de plus en plus en phase avec le monde du travail. Cette démarche lui a permis d’être mieux à l’écoute des besoins de ses partenaires économiques en matière de ressources humaines et de compétences. L’université de Béjaïa dispose actuellement d’une trentaine de laboratoires de recherche agréés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique portant sur plusieurs domaines.

«L’université de Béjaïa a entrepris un travail de structuration important pour que la recherche puisse s’inscrire dans la compétition nationale et internationale et constituer une dynamique favorable à son essor et son rayonnement. En effet, elle a inscrit plusieurs projets de développement de la recherche. Largement ouverte sur son entourage socio-économique, l’université de Béjaïa n’a cessé d’œuvrer pour encourager le développement durable et être en harmonie avec les défis de la mondialisation.

Le rapprochement entre l’université et le secteur économique local et national est désormais une réalité objective, un challenge, une stratégie de l’université de Béjaïa pour la mise en œuvre des projets prometteurs. Ainsi, plusieurs accords cadres ont été signés avec des entreprises d’envergure nationale. Le partenariat université-entreprise est devenu l'un des thèmes prioritaires dans un contexte économique en pleine mutation», clamera Pr Boualem Saidani.

Par ailleurs, dans le cadre du programme des bourses UNESCO, l’université de Béjaïa est destinataire d’une offre de bourse offerte par le gouvernement du Japon. Catégorie ciblée : Jeunes chercheurs et le domaine d’études est «Environnement, dialogue interculturel, technologie de l’information et de la communication et résolution pacifique des conflits».

Rachid Z.

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