Par DDK | 3 Septembre 2018 | 560 lecture(s)

Boumerdès

Tiraillements à l’APC d’Ammal

Rien ne va plus à l’APC d’Ammal, une municipalité sise à une trentaine de kilomètres au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès.

Neuf mois après l’élection d’un nouveau staff communal avec à sa tête M. Douda Rabah d’obédience FLN, la commune se trouve plongée dans des problèmes interminables et autres luttes intestines entre les formations politiques la composant qui risquent de bloquer cette APC. Cette situation remonte au mois de juillet dernier, lorsque huit élus, dont un du camp de l’actuel P/APC, refusent de signer le document portant approbation du budget supplémentaire (BS). Au lendemain de l’assemblée, les élus contestataires publient un communiqué dans lequel ils énumèrent les raisons de leur action et amputent la confusion aux seuls agissements du maire. Ce dernier, écrivent-ils dans le communiqué dont nous possédons une copie, refuse de remplacer les deux élus démissionnaires de l’exécutif et n’a pas consulté le conseil exécutif dans la gestion des affaires de l’APC. Il est aussi accusé d’avoir agi de manière illégale dans l’octroi de marchés publics, et de malversations dans la gestion des deniers publics, notamment en ce qui concerne la perte de 34 carnets de bons de gasoil d’une valeur de 730 000 DA. Les élus contestataires dénoncent, également, la disparition de pièces de rechange du parc communal et l’affectation d’un véhicule de l’APC au profit d’une association locale pour la collecte de déchets ménagers. Les élus contestataires accusent le P/APC de prise de décisions unilatérales en complicité avec l’administration. Par ce, le maire, selon les élus, entrave la mise en œuvre des projets inscrits dans le mandat précédent, notamment ceux de revêtement des routes d’Issouhane, Thazemourt Ntegrine, et la route reliant le village Doukan à Ait Oulmou. L’absence permanente des élus de l’exécutif, particulièrement des délégués des annexes de la mairie, notamment, celui représentant le village d’Ouled Ben Salah, d’obédience FLN. Dans un communiqué de presse, le maire réagit en amputant cette situation aux élus contestataires qui n’ont pas, dit-il, atteint leurs objectifs, notamment personnels. «Les élus ont refusé l’approbation du BS. Conformément au code communal, une autre session extraordinaire fut organisée cinq jours plus tard, mais ces élus persistent dans leur entêtement et refusent de signer le document», dit le P/APC, citant les conséquences catastrophiques sur le développement local, comme le blocage des projets d’équipements et d’éclairage publics, des dotations en fournitures scolaires des familles démunies ainsi que le retard dans l’ouverture des cantines scolaires de la région.

Youcef Z.

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