Par DDK | 3 Septembre 2018 | 764 lecture(s)

Bouira

La mairie de Dirah fermée par des jeunes chômeurs

Une cinquantaine de jeunes chômeurs et demandeurs de logements, ont procédé hier, dimanche, à la fermeture du siège de la maire de Dirah, située à l’extrême sud de la wilaya de Bouira. Les jeunes protestataires réclament l’ouverture de postes d’emploi au profit des jeunes diplômés de leur commune, ainsi que l’affichage de la liste des bénéficiaires des 50 logements sociaux, dont les travaux de réalisation ont été achevés. Joint par téléphone, l’un des protestataires a assuré que les jeunes de Dirah souffrent d’un chômage endémique en plus d’une crise de logement : «Notre commune est la seule à travers toute la wilaya, qui n’a toujours pas communiqué le nombre de postes ouverts dans le cadre des contrats de la DAS pour le renforcement des effectifs du secteur de l’Éducation. Nous nous demandons pourquoi ce retard ? Les services communaux doivent informer la population du nombre de contrats affectés pour nos écoles et organiser, comme partout ailleurs, des concours pour les demandeurs d’emploi», explique notre interlocuteur, avant d’ajouter : «Il n’existe aucun investissement porteur d’emploi au niveau de notre commune. La zone industrielle de Lachouaf a été annoncée en 2013, mais, à ce jour, rien n’est palpable sur le terrain». A propos de la crise de logement, les jeunes protestataires réclament l’affichage de la liste des bénéficiaires des 50 logements sociaux, et demandent l’augmentation du quota de la commune en aides à l’habitat rural, qu’ils jugent insuffisant : «Nous souffrons aussi d’une crise de logement. Les services de notre commune tardent à rendre publique la liste des 50 logements sociaux, dont les travaux ont été finalisés depuis plus de deux années. Le quota des 40 aides à l’habitat rural, accordées à notre commune par la wilaya, est très insuffisant, vu le nombre de demandes au niveau de la commune», ont-ils déclaré. Les jeunes protestataires ont maintenu la fermeture du siège de la mairie jusqu’à l’intervention des éléments de la gendarmerie nationale, qui ont réussi à les convaincre de renoncer à leur action.

Oussama K.

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