Par DDK | 6 Septembre 2018 | 1046 lecture(s)

Université de Bouira - Une convention a été signée avec la direction de l’Éducation

Un renfort de 116 nouveaux enseignants au département Tamazight

Le département de langue et culture amazighes (DLCA), de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, souffre d’un important déficit en matière d’encadrement pédagogique. En effet, le nombre d’enseignants spécialisés ne correspond plus à celui des étudiants qui est, chaque année, en nette augmentation. Une situation qui a conduit les services du rectorat de l’université, à signer une convention avec la direction de l’Éducation et ce, afin de permettre à ses enseignants de Tamazight, d’exercer au sein du département en qualité de vacataires. L’université a également prévu le renforcement des effectifs d’enseignants par le recrutement de plusieurs dizaines d’étudiants en deuxième année Master, en plus de ceux admis aux postes de doctorat du même département, qui seront chargés d’assurer des séances de travaux dirigés (TD). Au total, pas moins de 116 nouveaux enseignants seront recrutés cette année, via différents dispositifs, au niveau du département de Tamazight. A cet effet, l’université compte lancer un appel à candidature dès ce mois de septembre, et ce, afin de permettre aux enseignants de l’Éducation nationale et aux étudiants en poste graduation de postuler pour ces postes. Le département de Tamazight reçoit, cette année, pas moins de 130 nouveaux bacheliers, orientés de plusieurs wilayas du pays. Crée en 2009, cet important département n’arrive toujours pas à amorcer la politique nécessaire pour la formation des encadrements pour l’enseignement supérieur. Pour rappel, le problème du manque des enseignants et des encadreurs de l’enseignement supérieur, a été longtemps décrié par les responsables et les étudiants de l’université de Bouira. Un manque qui se fait sentir plus particulièrement au niveau des deux départements de langue française et de tamazight, et aussi au niveau des facultés des sciences et des technologies. Le département de langue française ne compte, par exemple, que 18 enseignants, alors que le nombre d’étudiants inscrits cette année dépassera les 300 dans différents paliers. Pire encore, certains départements sont même obligés de retirer des programmes certains modules, pour absence d’enseignants spécialisés, comme ce fut le cas, l’année dernière, où les étudiants de troisième année du département d’électronique n’ont pas étudié le module «travaux avant-projet».

Oussama. K.

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