Par DDK | 9 Septembre 2018 | 846 lecture(s)

Bechloul

Sit-in citoyen dans la zone industrielle

Ils étaient des dizaines de personnes à observer hier matin un sit-in devant une usine d’industrie spécialisée dans la fabrication de plastique et autres équipements de bâtiment, sise à la zone d’activités de Bechloul. Les protestataires dénoncent les désagréments générés par l’activité de cette entreprise. Ainsi, aux environs de 9 heures, les citoyens protestataires se sont rassemblés d’abord au niveau de la RN5, pour ensuite se diriger vers la zone d’activités à la rencontre des responsables concernés. Sur place, une délégation composée de cinq membres de ce cadre associatif a été reçue par un cadre de l’usine auquel les revendications ont été transmises de vive voix. Quelques minutes plus tard, les représentants des protestataires ont rejoint leurs concitoyens pour leur faire part du contenu de l’entrevue. Là, le porte parole des protestataires soulignera : «Nous avons attiré l’attention de notre interlocuteur sur le problème de la pollution causé par cette unité de production qui dégage des gaz toxiques durant la nuit. Aussi, nous lui avons fait part des liquides de rejets qui sont déversés directement dans l’oued Zayane, d’où sont irrigués beaucoup de vergers et autres arbres fruitiers». Et en l’absence du premier responsable de cette usine, un rendez-vous sera vite fixé par les deux parties, dont l’entrevue aura lieu selon toujours le porte parole et non moins président de l’association Assameur dans la même journée. Dans la foulée, beaucoup de citoyens n’ont pas caché leur désarroi face à la situation qui prévaut dans leur localité. Sur ce, un autre protestataire déclare : «ces usines que gèrent les Chinois sont dans leur grande majorité conçues d’une manière anarchique. La santé publique n’a pas été prise en compte et l’exemple le plus frappant est cette usine. Durant la nuit, lors de l’usage des fours, l’air est irrespirable, ce qui influe sur la santé des riverains. Nous resterons mobilisés jusqu’à l’aboutissement de nos revendications». Sur la même lancée, Hamid, un autre manifestant enchaîne : «les liquides des rejets de cette usine sont toxiques et atteignent nos terres, nos oliveraies et nos vergers. Des maladies sont donc à craindre. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes rassemblés aujourd’hui, pour arrêter ce massacre sur l’environnement causé d’une manière délibérée». Avant que les protestataires ne quittent les lieux de la contestation les manifestants souligne : «Nous devons maintenir cette mobilisation et cet élan de solidarité, à l’effet de protéger notre localité de ces désagréments qu’elle subit. Nous exigeons la mise en place des moyens de protection à l’image des filtres ainsi que le nettoyage et la remise en état des lieux affectés par la pollution».

Smail M.

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