Par DDK | 10 Septembre 2018 | 1585 lecture(s)

AOKAS- Entassement des ordures, fumées et émanations toxiques...

Piètre comité d’accueil aux touristes !

En venant de Souk El-Tenine vers Aokas, à l’embranchement de la route nationale n° 9 bifurquant vers l’ex-RN qui mène au chef-lieu communal d’Aokas, on est accueilli par un énorme nuage de fumée dégagée par la décharge sauvage qui règne en maîtresse des lieux au niveau de cette station balnéaire depuis deux décennies.

Les automobilistes doivent faire très attention pour éviter d’éventuels accidents que peut provoquer cette fumée. Dernièrement, ce sont carrément des ordures qui ont été déversées sur la chaussée attenante à la décharge. Malgré la dangerosité de la situation, rien ou presque n’a été fait pour délocaliser cette décharge balnéaire. Les émanations toxiques nuisent à toute la population d’Aokas et plus particulièrement à celle qui y fait face, à savoir les villages d’Akkar et Ait Aissa. Outre l’odeur nauséabonde qui force les passagers à se boucher le nez à chaque fois qu’ils arrivent à proximité de cette décharge, il est utile de souligner que les métaux lourds et les fumées toxiques sont transportés et éparpillés de manière aléatoire et au gré des vents ; ce qui touche le maximum de personnes. Un spécialiste fait savoir sur les réseaux sociaux, la dangerosité multiple durant la nuit où le corps inhale ces fumées en étant en état de dormance. Ainsi, les habitants de la localité se retrouvent face à des maladies sans précédents. En effet, beaucoup de citoyens sont convaincus que le cancer qui fait de plus en plus de victimes dans la région résulte de la présence de cette décharge de la honte. Sa délocalisation et son remplacement par une unité de tri et de recyclage, ou un centre d’enfouissement technique est impératif pour parer aux maladies et autres inconvénients qu’elle engendre. Basta ! C’est le moment d’imposer la réalisation de l’unité de recyclage des déchets pour les positiver comme cela se fait ailleurs. En Suède, la capitale, Stockholm, serait alimentée en énergie électrique à partir des déchets qu’on recycle au point où il arrive qu’on importe ces déchets. C’est pour quand la fin du calvaire des ordures dans la wilaya de Bejaïa en général et à Aokas en particulier ? Il est pour le moins ridicule de rêver de faire de la région une destination touristique d’excellence pendant qu’on est incapable même de freiner la multiplication de décharges sauvages. On ne cessera pas d’enregistrer la diminution des touristes qui ira crescendo d’année en année si les conditions continuent d’être ce qu’elles sont dans toute la wilaya de Béjaïa.

A. Gana

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