Par DDK | 13 Septembre 2018 | 1420 lecture(s)

AOKAS - Des citoyens opposés à la réalisation d’un célibatorium de police

Marche de protestation après-demain

Le collectif citoyen de la station balnéaire d’Aokas appelle la population à une marche de protestation pour la journée du samedi à partir de 10 heures.

Cette action a été décidée par les associations pour faire part du refus de la population de voir une parcelle de terrain, d’une superficie de 2 000 m², affectée à la construction d’un célibatorium destiné aux éléments de la police. Avant d’appeler à cette marche qui doit s’ébranler à partir de la placette mitoyenne à la poste pour que les personnes qui répondront présentes sillonnent les artères de la ville jusqu’au siège de l’APC où une prise de parole est programmée, d’autres actions ont été faites par la population locale. D’ailleurs, la dernière en date est le rassemblement organisé mardi dernier face à la marie, dont une délégation a été reçue par les élus communaux. Par ces actions de protestation, la population veut dire non à la ghettoïsation et l’enclavement de la population d’Aokas, halte au bradage et à l’annexion des terres de la commune et non à la militarisation d’Aokas et à l’encasernement de la localité. «Nous parlons d’encasernement car il faut souligner le fait que l’actuelle école de police d’Aokas a été, à l’origine, une auberge de jeunes qui a été détournée au début des années 80. Par ailleurs, la parcelle de terrain mitoyenne à la brigade de gendarmerie a été prise par le ministère de la Défense qui vient de réaliser une unité qui servira à l’escadron de la gendarmerie motorisée, semble-t-il», dira avec amertume un militant du mouvement associatif local qui rajoutera que la commune d’Aokas, sensée être une ville touristique, ressemble beaucoup plus à une grande caserne. Concernant le projet du célibatorium, alors que les travaux sont en cours, le maire d’Aokas a saisi, par une mise en demeure datée du 3 septembre dernier, l’entrepreneur en charge du projet pour lui intimer l’ordre d’arrêter les travaux faute de quoi, il prendra les mesures qui s’imposent. Par contre, il existe un procès-verbal de choix de terrain datant du 17 mai 2011. «Entre un PV de choix de terrain et un permis de construire, il y a toute une procédure à suivre et à respecter», soulignera un technicien de l’urbanisme. Ce terrain a failli servir à l’implantation d’une école de formation hôtelière et touristique qu’un cadre du secteur, natif de la localité, prévoyait de réaliser. Ayant introduit un dossier d’investissement en 2014, celui-ci reçoit une réponse négative du Calpiref, au motif que ce terrain est réservé pour des équipements publics. Selon les services compétents, le plan d’occupation des sols prévoit l’implantation d’un commissariat de police dont l’actuel est plutôt un jumelage de deux villas de fonction affectées aux services de la wilaya. Alors le célibatorium fait-il partie des équipements publics et est plus intéressant à la commune qu’un commissariat de police ou d’une école hôtelière ? s’interroge un membre du collectif citoyen.

A. Gana

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